10 enero 2012

RECORTES MENOS PARA LA IGLESIA

Así estamos, hay que apretarse… para que algunos engorden¡¡¡¡¡

Victor Guerra

05 enero 2012

Laicidad en la educación, un modelo de educación acorde a la realidad de México

Documento con fecha lunes, 02 de enero de 2012. Publicado el martes, 03 de enero de 2012.
Autor: Armando Maya Castro.Fuente: El Occidental - México.

En la recta final del año 2012, los mexicanos observamos con profunda preocupación el proceder del pleno de la Cámara de Diputados, quien aprobó -vía fast track- la reforma del artículo 24 constitucional, orientada al desmantelamiento del Estado laico y de las libertades que de él emanan. Aunque parezca paradójico, la inserción del término libertad de religión en el mencionado artículo constituye una amenaza para nuestras libertades, incluida la de religión.


Vale la pena que nos preguntemos: ¿por qué razón la Conferencia del Episcopado Mexicano festejó la modificación constitucional, aprobada el pasado 15 de diciembre por la Cámara de Diputados? ¿Qué uso o interpretación pretende darle la jerarquía católica a un término tan noble, como es el de libertad religiosa? A eso me referiré a continuación.


A partir del concepto de libertad religiosa se pretende, entre otras cosas, la apertura de las escuelas públicas a clases de religión, situación que violentaría abiertamente los principios de aconfesionalidad del Estado, y de laicidad en la educación pública, este último consagrado expresamente en el artículo 3° de nuestra Carta Magna.


Estará usted de acuerdo conmigo, estimado lector, que la educación religiosa es una actividad que pertenece al ámbito privado, en donde no cabe regulación alguna por parte de las instituciones del Estado. Los padres de familia pueden instruir religiosamente a sus hijos en sus hogares, sin ningún tipo de restricción. Este derecho, sin embargo, no satisface del todo a la Iglesia católica, quien pugna por la supresión de la educación laica, lo que posibilitaría el retorno de los curas y el catecismo a las escuelas públicas.


El Estado laico, a diferencia del confesional, no tiene religión. Por esta razón no puede privilegiar a una confesión religiosa en particular, ni pagar con dinero del erario el suelo de los miles de docentes a su servicio para que enseñen los dogmas católicos en los planteles educativos oficiales. Si el Estado lo hiciera, estaría violando la libertad de creencias de quienes no profesan el catolicismo.
La jerarquía católica ha presionado desde diversos frentes para lograr leyes que le permitan imponer un modelo de educación

confesional, similar al que estuvo vigente en México antes de Juárez y de los hombres de la Reforma. Presionó a la Cámara de Diputados a través del artículo "Vergüenza legislativa", donde calificó a esta institución como una de las "más desprestigiadas y despreciadas en la opinión pública nacional debido a la falta de resultados y a la mediocridad de sus integrantes... (Quienes) han hecho pedazos el título de Honorable Congreso de la Unión, y que con sus acciones frívolas, mediocres e inmorales llenan de vergüenza a la nación" (Desde la fe, 30 de octubre de 2011).


A esta presión añádale usted la visita del papa Benedicto XVI a nuestro país, respecto a la cual, el petista Jaime Cárdenas señaló: con la reforma, "Enrique Peña Nieto hace un guiño a la Iglesia para lograr su apoyo, así como recibir al Papa en su próxima visita con reglas más laxas para la Iglesia".


El pueblo de México tiene un modelo de educación que es acorde a su realidad actual. Somos un país con pluralidad religiosa, razón por la cual el Estado y la educación deben seguir siendo laicos. No olvidemos que una de las ventajas de la educación laica es que excluye toda idea de religión en las asignaturas que se enseñan en los planteles oficiales. La instrucción laica no predica ninguna religión, pero tampoco ataca a ninguna; no lleva a los niños a las fiestas y ceremonias religiosas, pero tampoco permite que éstas penetren las escuelas.


Por último, hago público el deseo de millones de mexicanos, que esperan dos cosas del Senado de la República en el año que está por comenzar: 1) que apruebe la reforma del artículo 40 constitucional, a fin de reafirmar el carácter laico del Estado mexicano; 2) que convoque a la realización de debates entre los especialistas y actores sociales interesados en la temática, a fin de dar marcha atrás a la reforma del artículo 24 constitucional. ¡Feliz 2012!

06 diciembre 2011

Le vote démocratique islamiste : une revanche identitaire? M. B. Ramas-Muhlbach

clip_image001

Les partis islamistes ont le vent en poupe dans les pays musulmans qui désignent leurs représentants suivant un mode démocratique. Le 3 décembre 2011, la coalisation islamiste des Frères Musulmans a remporté (haut la main) les élections législatives en Egypte. Le 29 novembre 2011, le Parti Justice et Développement est devenu le premier parti islamiste à diriger un gouvernement marocain. Début novembre 2011, le Conseil national de transition libyen (CNT) a confirmé que le pays serait gouverné conformément aux dispositions de la Loi coranique (Charia). Le 24 octobre 2011, les élections démocratiques en Tunisie ont donné la victoire au parti islamiste Ennhada. Le 12 juin 2011, le Parti islamiste de la Justice et du Développement (AKP) a remporté les élections législatives en Turquie et ce, pour la troisième fois avec un score plus important que celui obtenu en 2007 et 2002. Rappelons bien évidemment, que les élections législatives dans les territoires palestiniens du 25 janvier 2006, ont donné la victoire au mouvement islamiste Hamas, à l’origine d’une scission, non plus seulement géographique mais également politique, de la Cisjordanie dirigé par le Fatah et de la bande de Gaza dirigée par le Hamas. Les élections palestiniennes en mai 2002 devraient selon toute vraisemblance, en être considérablement influencées.

Loin de conduire à la mise en place de régimes démocratiques et libéraux (en dépit des intentions des organisateurs), les révolutions arabes, ont favorisé une orientation islamiste pour ce qu’il en est de la gestion politique du pouvoir dans les Etats concernés. Bien évidemment, les partis vainqueurs des élections assurent (dans la plupart des cas) que le programme politique islamiste est modéré et qu’ainsi, la communauté internationale n’a aucune inquiétude à avoir. Pour autant, les mots « islamiste » et « modéré » restent fondamentalement antinomiques. En effet, les islamistes prônent l’application stricte des préceptes de la loi religieuse (Chari’a) localement, et la guerre sainte (Jihad) pour instaurer des Etats purement islamiques dans les pays qui ne sont pas dotés de ce mode d’organisation politique. Ainsi, et quelque soit le temps que prendra cette conquête, les islamistes vont continuer à se référer exclusivement à l’Islam pour ce qu’il en est de l’action politique à mener, avec un mode de pensée et de réflexion philosophique qui ne distingue pas entre le sacré et le profane.

Le choix démocratique islamiste dans les pays musulmans qui se sont ouverts à ce mode de désignation politique des représentants, n’est pourtant pas véritablement surprenant. Les musulmans découvrent les vertus de la démocratie, mais profitent de l’occasion pour affirmer leur identité. Pour les électeurs, le vote pour des partis islamistes ne signifie pas nécessairement une volonté d’évoluer politiquement dans un univers religieux mais constitue la revendication d'une civilisation spécifique musulmane, en réaction au modèle occidental qu’on a tenté de leur imposer. Sur ce point, le droit à l’expression devient un moyen de consolider une identité où l'Islam est au centre de l'espace social, comme si le vote était plus identitaire que religieux.
Cette orientation islamiste contemporaine du vote, n'est d’ailleurs pas sans rappeler les élections en Algérie de décembre 1991 qui avaient donné la victoire aux islamistes, avant d’être annulées. Le Front Islamiste du Salut avait alors été dissous, à l’origine d’une plongée de l'Algérie dans la violence. La menace islamiste était alors invoquée comme prétexte pour maintenir le pouvoir algérien en place, accompagné de massacres et autres disparitions d'opposants. A cette époque, les véritables maux de la société algérienne en l’occurrence la corruption, l’absence de libertés et l’ignorance étaient occultés. Aussi, il ne serait pas surprenant que dans les mois à venir, le régime d’Alger soit renversé à l'instar de la vague islamiste qui se propage dans les pays musulmans.

L’identité intrinsèque des populations musulmanes a longtemps été niée soit parce qu’il était tenté de leur imposer de façon autoritaire une modernisation de la société conformément à la projection occidentale, soit parce que les dictatures mises en place en terre d’Islam l’étaient sous couvert de lutte contre le terrorisme islamiste, soit enfin parce que le modèle social de l'Islam est contesté dans les pays européens où des courants populistes critiquent l’immigration musulmane, refusent les coutumes musulmanes (voile islamique, abattage hallal, hallalisation des cantines et des restaurants, adoption des préceptes religieux à l’école, à l’hôpital, dans l’entreprise), les constructions d’édifices musulmans (mosquées avec minarets). Il est également affirmé une identité européenne et chrétienne avec une agitation du spectre de l’islamisme.

Aussi, les musulmans sont-ils à la recherche d’une synthèse entre religion et modernité avec une conception de la vie politique et de l'identité tournée vers l'Orient. Ainsi, Sur le plan économique, les islamistes sont assez pragmatiques et adoptent les règles du libéralisme, retent tournés vers l’extérieur, ne serait-ce que pour rassurer la communauté internationale. Pour leur part, les musulmans qui ont placé leur confiance dans les partis islamistes sont à la recherche d’une économie redistributrice, d’un développement économique local, et attendent surtout une amélioration de leur quotidien.

Le vote islamiste constitue également un vote sanction de la part des élites et des classes moyennes à la conquête de liberté d’expression qui entendent également punir les clans au pouvoir, corrompus et dotés de privilèges qui entravait l’évolution de leur processus politique, même si la rupture avec le passé ne doit pas mettre de côté la recherche d’un ordre et d’une sécurité. Il y a enfin le vote des musulmans concernés par un taux important d’analphabétisme. Les partis islamistes correspondent à leur culture et à ce qu’ils connaissent du monde et de la vie sans avoir à se torturer sur les différences de portée entre les programmes de tel ou tel candidat, en dépit de la force qui pourrait se dégager des messages respectifs.

En fin de compte, l’Islamisme se présente-il, avec sa propre compréhension du monde, comme un système alternatif au projet laïc occidental en perte de vitesse. La crise économico-financière dans le monde montre les limites du libéralisme occidental. Les populations s’appauvrissent en même temps qu’elles perdent tout repère en termes de valeurs morales. La jeunesse, dans une atmosphère décadente de permissivité avec une consommation excessive d’alcool, de drogues et de sexe, grandit dans un cadre politique où les identités respectives des Etats disparaissent avec la suppression des frontières, des monnaies et des législations nationales. Le modèle de référence en Islam devient alors la Turquie, stable politiquement, prospère économiquement, aux portes de l’Europe, tout en ayant abandonné les principes républicains et laïcs qu'elle avait adoptés en en 1937.

Ce que l’Islamisme sous-estime néanmoins, c’est la place de la femme dans la société qui n’a pas envie de rester figée dans un statut minoré de soumission, quand bien même elle déciderait, pour des raisons culturelles, de continuer à porter le voile. De même, les minorités chrétiennes catholiques, coptes ou évangélistes en terres d’Islam refuseront toujours leur marginalisation. Il y a enfin l’intelligentsia musulmane qui a placé son combat dans la défense des valeurs universelles, des droits de l’homme et de la laïcité qui poursuit la lutte se sorte que ces idéaux ne soient pas relayés au second plan.

La montée de l’islamisme démocratique devrait donc provoquer de nombreux remous avant que l’Islam ne montre ses limites et admette qu’Israël n’est pas un Etat colonial installé dans cet endroit du monde par des puissances occidentales qui sont peut être elles-mêmes en train de disparaître. A terme, devrait subsister de cette opposition entre les systèmes laïc occidental et fanatique islamiste, un équilibre subtil entre temporalité, spiritualité et tolérance mais la route reste semée d'embuches.

28 noviembre 2011

ACTO DE PRESENTACIÓN DE LA ASOCIACIÓN ECUATORIANA DE LIBRE PENSAMIENTO


_____Según Jaime Muñoz Mantilla, Portavoz de la Asociación Ecuatoriana de Libre Pensamiento, AELP, el acto de presentación formal de esta Asociación, desarrollado en la noche de ayer en el Museo Mindalae de la ciudad de Quito, contó con una asistencia más allá de la prevista, de alrededor de cien personas, quienes manifestaron mucho interés en las intervenciones de los expositores. Richard Salazar, Rosa Rodríguez y Jaime Muñoz expusieron contenidos filosóficos, referentes históricos y políticos, predominantemente sobre Ecuador, pero también sobre la problemática latinoamericana y mundial, mientras que Jacques Lafouge, Vicepresidente de la Asociación Internacional de Libre Pensamiento, AILP, expuso sobre la situación en Europa, principalmente en Francia, sobre todo respecto del ataque al laicismo, y además informó sobre la constitución de la AILP en Oslo.

_____El Portavoz  de la AELP agrega que en su presentación pretendió dejar en claro que no hay alineación política de la AELP, pero sí que se considerarán temas de esa naturaleza cuando tengan relación con las libertades y los derechos humanos. _____Además, informa que existieron muchas adhesiones y que mereció aprobación y entusiasmo el que se enfatizara que no se trata de realizar declaraciones retóricas sino de emprender acciones para las que se convocará a los integrantes a participar.

_____Añadió que en el acto se contó adicionalmente con interpretaciones musicales de excelente calidad, a cargo de Daniel Toledo en el contrabajo y de Luis Sigüenza en la trompeta.

_____Por su parte, Richard Salazar, uno de los organizadores y expositor del acto, considera que todo salió excelente: excelente convocatoria, felicitaciones por las intervenciones y adhesiones múltiples. Cuenta que la organización de evento fue muy demandante, pero que ha quedado la satisfacción del buen trabajo en equipo realizado por los miembros de la Asociación.
_____Adicionalmente manifiesta que hay personas del exterior interesadas en las acciones de la AELP, las cuales se han comunicado a través de redes sociales y han pedido participar.

_____Para terminar cabe destacar la opinión de varios participantes en la primera reunión pública de la Asociación Ecuatoriana de Libre Pensamiento, AELP, para quienes esta reunión, además de ser muy productiva, se caracterizó por una gran alegria de todos los asistentes. Felicitaciones y adelante.

_____La Asociación Ecuatoriana de Libre Pensamiento cuenta ya con un sitio web cuya dirección es www.librepensamientoecuador.org. La presentación realizada por el vocero de la AELP, Jaime Muñoz Mantilla, puede leerse aquí: http://goo.gl/eItDs

_____

Manifiesto AELP

La Asociación Ecuatoriana de Libre Pensamiento es una entidad adogmática, que cree en las capacidades de todos los seres humanos.  Se fundamenta en el principio de libertad y renovación de las ideas individuales y colectivas, y de todas sus expresiones, tanto en lo cognoscitivo (la ciencia y otras formas de sistematización del conocimiento) como en lo político (sin vinculación partidista), lo simbólico y lo estético. Se inspira principalmente en el pensamiento humanista y en el legado libertario de hombres y mujeres progresistas, que han contribuido a la construcción de nuestras identidades.

Reconoce la evolución del pensamiento  y el  conocimiento en toda la historia de la humanidad.

Incluye a todas las diversidades humanas, sean éstas de género, culturales, fenotípicas o de cualquier otra índole.

Busca nutrirse de la riqueza de todas las cosmovisiones presentes en Ecuador y el mundo.

Propicia el respeto a los derechos de la naturaleza, su sustentabilidad y entiende al ser humano como parte de ella.

Declara que su actividad está orientada a defender todas las libertades, entre ellas: a profesar o no cualquier creencia religiosa; a creer en la existencia de uno o varios seres creadores o a no creer en ninguno; a manifestar y exponer ideas, puntos de vista, concepciones estéticas y cosmovisiones.

Enfrenta la persecución a las ideas y todo tipo de discriminación; el uso de formas de amedrentamiento y de la violencia como métodos impositivos; así como las diversas formas de intolerancia, racismo, xenofobia y agresión a los derechos y la dignidad.

Pone énfasis en la defensa del Laicismo, entendido no solo como la separación absoluta de la Iglesia y el Estado, sino como una práctica incluyente, que defiende y promueve la diferencia de pensamiento y formas vida, y aprende de ellos; un proyecto humanista, que promueve la vigencia de los Derechos Humanos en sus diversas generaciones; lo que comporta la voluntad de construir una sociedad equitativa, progresista y fraterna, con instituciones que garanticen la dignidad y la justicia.

Declara que uno de los recursos más idóneos para alcanzar la liberación del ser humano es el logro de la equidad, la justa distribución de la riqueza, la erradicación de la explotación del trabajo humano y, concomitantemente, que permita a todos y todas el acceso al conocimiento y a las diferentes manifestaciones culturales, contando para ello con una educación libertaria.
Promueve, entonces, un proceso que recoge la sabiduría y las voces librepensantes, críticas y plurales.

Defiende y propicia la igualdad y equidad absoluta de géneros; la interculturalidad como vía de intercambio y enriquecimiento individual y colectivo.

La Asociación Ecuatoriana de Libre Pensamiento se dispone a estrechar lazos con sus similares y afines en todo el mundo y promover acciones solidarias en defensa de personas o colectivos cuyos derechos sean vulnerados.

Finalmente, declara su militancia activa en la defensa de la paz y su repudio a las guerras, con la convicción de que las diferencias deben resolverse en las mesas de negociación, respetando los derechos y criterios de los individuos, los pueblos, las culturas y las naciones en sus propias formas de autodeterminación.

23 noviembre 2011

Modelo educativo mixto y confesional

Modelo educativo mixto y confesional

23/11/2011 00:00 / Presidente De Asturias Laica (Europa Laica) Catedrático De Enseñanza Secundaria José Luis Iglesias Fernández

El modelo educativo de la social democracia en España, diseñado y puesto en marcha por los gobiernos de Felipe González y degradado por los gobiernos de Aznar y Zapatero, está tocando a su fin. Solo espera el certificado de defunción que, sin duda, extenderá el próximo Gobierno. El sistema educativo establecido a través de la LODE y la LOGSE ampliaba la educación gratuita y obligatoria hasta los 16 años, pretendía la universalidad, la integración y la cohesión social, homogeneizando en un mismo sistema a todas las CCAA y contribuyendo a paliar las diferencias sociales. Para el profesorado promovía la renovación pedagógica y un sistema de acceso basado en la igualdad de oportunidades. Un programa demasiado ambicioso, sobre todo cuando desde su origen fue sometido a una bomba de relojería, cuyo estallido al final lo ha implosionado: Los conciertos educativos.

La aplicación del derecho a la libertad de conciencia, que obliga al Estado a la más estricta neutralidad religiosa o ideológica, nunca se cumplió. Tampoco en el sistema educativo al que nos referimos. La religión católica, con toda clase de argucias, fue introducida como materia del currículo escolar. De tal forma que el Estado ha terminado por ser el contratista de 15.000 catequistas católicos y es el garante de la enseñanza de los dogmas de esta religión en todos los centros educativos, creando con ello un déficit democrático que corroe al propio sistema político. Pero lo más grave es que el Estado, al establecer un sistema híbrido de pública y concertada, concediendo enormes privilegios a la iglesia católica, justificados con la falacia de la libertad de los padres para la educación de sus hijos, diseñó un sistema por el cual renunciaba a la administración y gestión de un alto porcentaje de la educación obligatoria, cediéndoselo a la enseñanza privada y subvencionándola a través del sistema de conciertos.

Inmediatamente aparecieron los gravísimos inconvenientes para la educación, y sobre todo para la enseñanza pública, que han terminado por sentenciar al propio sistema: los centros concertados financiados con dinero público, aplican la segregación, eligen alumnos y profesores, rompiendo así la universalidad y la igualdad de oportunidades. Se iniciaba una división radical en el sistema educativo entre pública y concertada. Esta última, regida por una patronal insaciable: La Iglesia Católica que mantiene un asalto sin tregua a los presupuestos educativos y consigue aumentarlos año tras año para si a costa de los de la pública. Naturalmente, siempre con el consentimiento del Estado.

Se rompió la gratuidad en los tramos obligatorios. Las autoridades escolares toleraron desde siempre que la enseñanza concertada, por medio de subterfugios, obligue a las familias a pagar lo que por derecho les corresponde gratuitamente.

Confesionalidad Por último la confesionalidad. Un estado que se autodefinía como democrático y por tanto neutral en cuestiones ideológicas y de religión pagaba una enseñanza confesional, consintiendo tener un ideario de centro a los colegios concertados, en su mayoría de la Iglesia Católica. El sistema nunca funcionó satisfactoriamente. Las críticas fueron silenciadas. Tiempos aquellos de: Viva Carlos III mientras reparta dinero.

Con los gobiernos de Aznar y Zapatero, la LOCE y la LOE el sistema se ha degradado hasta hacerlo irreconocible. Aumento sin freno de la concertada, concesión de ilimitadas competencias a las CCAA, burocratización de las tareas docentes y abandono total de la renovación pedagógica sustituida por una mal llamada carrera docente que busca más bien el control ideológico del profesorado y la introducción de criterios mercantiles neoliberales en los centros públicos. En Asturias, para mayor escándalo, impuesta por el empecinamiento de un gobierno autoproclamado de unidad de la izquierda, en contra de los sindicatos mayoritarios en el sector y de sentencias judiciales.

Esperanza Aguirre nos muestra, ya sin reparo alguno, la alternativa educativa de la derecha: Una mayoría de enseñanza privada confesional católica concertada con donación de suelo público y desgravaciones fiscales a los padres. Para los trabajadores unos convenios colectivos, mientras existan, cada vez peores, el miedo a la perdida del puesto de trabajo y la pronta introducción de los contratos en prácticas Por el contrario una pública como servicio de beneficencia en condiciones deplorables en la cual cada vez se cobra menos y se trabaja más y en la que se perderán miles de puestos de trabajo. De momento los interinos. Después lo que sea necesario.

La mayoría de la población en Madrid ha huido de una enseñanza pública degradada. Por el momento, esto da validez al argumento del gobierno autonómico madrileño: es lo que quiere la mayoría.

Los gobernantes de Foro anuncian lo mismo para Asturias, que tiene una de las mejores redes de enseñanza pública de España. Sin embargo la crisis ha hecho acto de presencia. El problema ya no será tan fácil como simplemente trasladar dinero de la pública a la concertada. Con una deuda financiera que alcanza el billón de euros. Ahora los padres en la concertada tendrán que pagar cada vez más.

Por un camino totalmente impredecible se llegará a cumplir aquello de que el quiera enseñanza privada que la pague. Los que no quieren y sobre todo los que no pueden, que cada vez son más, tendrán que acudir a un servicio público arruinado, hundido y en condiciones extremadamente deficientes, concebido como beneficencia otorgada gracias a la caridad. Naturalmente lo que se da por caridad a un súbdito no es exigible como derecho de ciudadano.

La enseñanza confesional adquirirá mayor presencia y el pensamiento crítico desaparecerá de las aulas en lo poco que existió. Ni un solo centro concertado quedará en manos de los defensores de la teología de la liberación, ni si quiera como excepción para confirmar la regla. Es de nuevo la hora del Opus Dei, de los legionarios y de los neocatecumenales. Exultantes en la visita del papa, anunciaron por fin la rendición incondicional del Estado. No llegaron por sus méritos sino por el fracaso de un sistema educativo creado, defendido y degradado por la izquierda parlamentaria.

La izquierda, sobre todo la institucional, ha perdido la confianza ciudadana entre otras cosas por no haber creado y defendido una escuela pública laica, democrática, científica, integradora y que desarrollara los valores expresados en los derechos humanos.

Años difíciles A la enseñanza pública y al laicismo nos esperan años difíciles. Pero no desaparecerán. La izquierda no puede dedicarse a esperar el fracaso de la derecha y ofrecer como alternativa una vuelta al pasado. Entre otras cosas porque esta vez el baile del bipartidismo probablemente no funcione y el fracaso de la derecha puede que no conduzca necesariamente a un gobierno de la “izquierda”.

El pasado ha muerto y el sistema educativo de ese pasado también. Si la izquierda quiere recuperar la confianza de la ciudadanía ha de construir una nueva alternativa política. Es tiempo de debates, de investigación y de construcción de alternativas. Entre ellas una educación que necesariamente ha de ser pública, dotada de los recursos necesarios, gratuita, democrática, científica, integradora, que eduque para la vida y no que amaestre para el mercado y sobre todo en este país, sobre todo en España: Laica.

La izquierda no puede defender nunca más el sistema de conciertos y mucho menos justificar la confesionalidad religiosa en la educación.

FUENTE: LA VOZ DE ASTURIAS