19 diciembre 2005


FELIZ SOLSTICIO,
Con el deseo de que el 2006 sea un año aún más laico.

09 diciembre 2005

La laïcité, un pont vers l'avenir de notre civilisation

Alain Pozarnik*
[09 décembre 2005]

L'idéal de la laïcité germe lentement entre le XVIIIe siècle, dit siècle des Lumières, et le 9 décembre 1905, date de la promulgation de la loi de séparation entre l'Eglise et l'Etat français. Deux principes fondamentaux sont énoncés : «La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes...» et «la République ne reconnaît, ni ne subventionne aucun culte...».

Un ordre nouveau se cristallisait alors que le Code civil de 1810 interdisait déjà aux ministres du culte de procéder à des mariages, la loi de 1882 laïcisait l'école publique et celle de 1904 interdisait tout enseignement aux congréganistes. Les religieux et les religieuses choisirent alors entre l'exil et la sécularisation. La République établissait un espace de liberté, il n'y avait plus de religion d'Etat mais un projet éducatif patriote et moral pour tous les enfants et en théorie une égalité de chance pour toutes les communautés, croyants et incroyants et pour toutes les classes sociales. Un tel idéal d'humanisme avait été prôné par les francs-maçons les plus prestigieux comme les plus humbles au sein de toutes les obédiences françaises et en ce qui nous intéresse dans les loges. Il fallait du temps avant que la laïcité ne porte ses fruits et devienne vivante au coeur de notre société.

Sans remettre en cause les mouvements d'émancipation, car il fallait bien qu'ils eurent lieu dans l'histoire, qu'en est-il de notre société cent ans après ?
Nous savons tous que notre civilisation vit un drame. Partout, au coeur de la France – l'enseignement aurait-il manqué à ses devoirs ou tout au moins ses cibles ? –, nous assistons à des violences, des injustices ou des terrorismes. Ces déchaînements allument des guerres culturelles, des barbaries civiles que nous croyions appartenir à des temps révolus. Nous craignons pour l'avenir des troubles graves, voire une révolution, nous imaginons la perte de notre travail et de nos biens, nous sommes inquiets pour nos enfants et parfois écoeurés devant la misère de certains de nos concitoyens. Nous avons l'impression que notre civilisation est en danger, qu'elle va vers sa fin inexorable.


Les luttes politiques, les crises économiques, le malaise social... c'est le monde entier qui vacille. Les initiés ne peuvent pas rester des spectateurs silencieux et passifs face à l'engrenage de la désorganisation, de la haine et de la violence. Nous, francs-maçons, ne vivons pas en marge du chaos, retirés dans une sagesse de bon aloi. Nous faisons partie intégrante de la société qui produit le chaos. Si nous ne participons pas activement au bien-être moral, spirituel et matériel de l'humanité, nous deviendrions responsables du chaos. Nous, francs-maçons, ne sommes pas seulement dans une spiritualité éthérée et ne pouvons demeurer les bras croisés, nous contentant, par manque d'idées, d'efforts et de réflexions, de célébrer le 275e anniversaire de la maçonnerie française, le 250e anniversaire de la naissance de Mozart ou le 100e anniversaire de la loi promulguant la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Nous ne devons pas vivre en célébrant seulement le passé, fût-il glorieux, mais vivre dans le présent.

Il y a, d'une part, la Tradition, méthode de développement de l'Homme par l'étude de la profondeur humaine et d'autre part l'évolution de notre civilisation empêtrée dans un matérialisme, dont l'homme est absent, qui crée une solitude le conduisant à des communautarismes conflictuels. La maçonnerie ne se résigne pas à cet impossible «grand écart».

L'actuelle crise n'est ni une crise de formes ni une crise d'idées mais une crise du sens. L'homme n'a plus de place, l'individu n'a plus de valeur, seul le profit compte et chacun s'enferme derrière des murs qui l'isolent davantage.

Au Moyen Age, l'homme cherchait son bonheur uniquement en Dieu, du XVIIIe au XXe siècle l'homme a cru que les technosciences apporteraient un bonheur universel, en vain, la prochaine étape en ce siècle devra être de mettre l'Homme au centre des décisions politiques, économiques, sociales. Or s'il y a un endroit où les vertus sont encore des valeurs humaines, c'est bien en franc-maçonnerie. S'il y a un endroit où l'on sait comment transmettre le sens de ces valeurs, c'est bien en franc-maçonnerie.

S'il y a un endroit où l'homme est au centre des réflexions, c'est bien en franc-maçonnerie. A un certain niveau de conscience initiatique, nous devenons des hommes nouveaux, des hommes neufs avec un regard nouveau sur l'agitation du monde et des solutions nouvelles accompagnent ce regard. Nous ne pouvons pas être dans l'hier, nous ne pouvons pas être dans le demain, nous ne pouvons être que dans le présent qui se souvient d'hier et construit demain. L'initiation est une méthode rationnelle et précise qui conduit à une conscience plus large, plus responsable, plus juste et plus objective à partir de la conscience de ce que nous sommes de plus concret, de plus réel jusqu'à atteindre une conscience du monde dans sa globalité universelle en passant par la conscience des autres et de leur place dans la société. Cette méthode de perfectionnement, d'achèvement de l'homme, peut être appliquée dans l'éducation des jeunes enfants dès la 6e et poursuivie jusqu'en terminale. Elle répondrait à la crise du sens.


L'homme d'aujourd'hui, comme celui de toujours, a cette ambivalence d'aspirer à vivre dans la paix et l'amour pour répondre à l'appel de son humanitude profonde et en même temps de chercher à s'affirmer par la violence dominatrice en répondant aux pulsions de son animalité. Animalité et humanité sont les deux sources de vie qui alimentent, déchirent et construisent notre civilisation. Une société est d'autant plus civilisée que l'humanitude domine l'animalité, mais les deux se côtoient toujours. L'amour chrétien a engendré le massacre de milliers de païens et d'hérétiques, la Révolution a créé les droits de l'homme, en même temps que la Terreur. Le «barbarisme» - la propension à la barbarie - fait partie de l'animalité de l'homme, il est une menace permanente. Nous avons besoin, non pas d'idéaux mais d'hommes vigilants pour que le barbarisme n'envahisse pas nos institutions et nos modes de vie.

La science traditionnelle du développement de la conscience de l'humaine nature, rigoureusement méthodique, objective et laïque, incarne sans équivoque, à nos yeux, l'espérance des hommes et du monde. Cette méthode d'éveil des consciences peut être transposée dans le monde civil pour répondre à l'éthique politique et économique, à l'évolution de notre société, à la mondialisation. Il faut inventer un nouvel humanisme plus essentiellement humain, réinventer l'orientation de nos manières de penser les buts de la vie, d'agir au quotidien et la façon d'être avec autrui. Donner du sens à la vie, c'est bien ce qui manque aujourd'hui, c'est bien ce que les sages de la GLDF savent faire, c'est aussi ce qu'ils doivent faire en dehors de tout prosélytisme maçonnique ou initiatique pour servir la prochaine génération et pour qu'existe un monde dans lequel l'homme libre soit enfin au centre de toutes les décisions économiques, politiques, sociales et familiales.

La Connaissance maçonnique, transmise laïquement, est l'autre voie d'espérance pour l'homme et pour notre civilisation.

*Grand Maître de la Grande Loge de France. Dernier ouvrage paru : L'Agir et l'Etre initiatiques (Dervy).

06 diciembre 2005

la enseñanza y la derecha

La enseñanza y las movilizaciones de la derechaLa derecha ha tomado la calle. La estrategia de acoso y derribo emprendida por el Partido Popular no se detiene en nada. Y consigue movilizar a miles de personas, mostrando su capacidad de medios y organización. Ahora es el tema de la enseñanza, una cuestión vital para uno de los pilares sobre los que se asienta su hegemonía social: la Iglesia Católica y sus centros educativos.No vale la pena perder mucho tiempo en entender sus reivindicaciones pues son de una claridad meridiana: mantener los mecanismos que les permiten seleccionar a su alumnado, mantener o mejorar los recursos financieros provenientes del sector público y garantizar la presencia del adoctrinamiento católico en el conjunto del sistema escolar. Lo demás es puro ornamento.

Que las derechas se movilicen para garantizar sus privilegios y para imponer a los demás sus formas de pensar es algo que no debería extrañarnos. Especialmente si estamos en el único país que liquidó una dictadura sin efectuar ni un mínimo proceso de crítica y revisión. Ni hubo depuraciones, ni juicios, ni críticas morales. Para un sector de las clases dominantes la transición fue simplemente un período de adaptación al ejercicio del poder bajo otras formas.

Y ahora que intuyen que a lo mejor se pueden acabar imponiendo algunos cambios más sustanciales, especialmente en lo que afecta al poder cultural y social de la Iglesia Católica, responden con acritud.La pregunta importante a mi modo de ver es por qué no se produce una respuesta en el otro lado. Por qué la izquierda no moviliza a sus gentes, o no surgen respuestas fuertes de la propia sociedad civil. Unas respuesta fácil es la de relacionar la falta de movilizaciones con la presencia de la izquierda en el Gobierno.

Puede que tenga algo de razón (el PSOE y sus aliados prefieren presentarse como gente respetable), pero resulta demasiado reconfortante porque deja en las manos exclusivas del Gobierno toda la responsabilidad de la parálisis social. Y es una explicación no avalada por el pasado: contra el PSOE llevamos a cabo importantes movilizaciones por causas diversas —la OTAN, las pensiones, las reformas laborales, la guerra del Golfo....La ausencia de movilización en defensa de la escuela pública laica tiene razones más profundas que resultan desmoralizantes desde una perspectiva igualitaria.

Para la mayoría de la población la educación es más una vía de promoción social (o cuando menos de abertura de posibilidades en el mercado laboral) que un medio para el desarrollo intelectual y social. Ni existe una demanda fuerte de educación cultural ni una voluntad clara de cohesión social. Para la mayoría de padres y madres el único baremo de evaluación son las notas que indican las posibilidades que tienen sus hijos o hijas de construirse un currículo educativo con el que entrar a competir en el sistema social. Y les preocupa la presencia de circunstancias que puedan perturbar este proceso curricular.

Para muchas personas, una escuela igualitaria resulta una propuesta inquietante, porque se asocia automáticamente a caída del nivel escolar, a descontrol y a eso tan tradicional de “las malas compañías”. La llegada de niños y niñas provenientes de mil y un lugar no ha hecho sino acrecentar estos demonios y ha reforzado en determinadas zonas la deserción de la escuela pública por parte de importantes sectores sociales. La existencia de un modelo dual de escuela, que permite acceder a una privada que selecciona su alumnado y que, al mismo tiempo, resulta relativamente barata debido a la elevada subvención pública, ha favorecido la extensión del proceso. Sólo hace falta averiguar a qué escuelas llevan sus hijos la mayoría del profesorado de las Universidades e Institutos públicos.

Y recoger la variada muestra de razones que aducen estas personas para justificar su elección y camuflar el elitismo o el clasismo que realmente la sustenta.Tampoco el sistema escolar ha ayudado a cambiar esta percepción. Las diversas reformas o han estado mal planteadas o han carecido de medios. El profesorado se ha visto a menudo desbordado por los cambios y por su incapacidad para actuar en un marco social trastocado. Y el proceso de aprendizaje ha estado condicionado por la presencia de referentes culturales alternativos a la escuela (los medios de comunicación, verdaderos creadores de pulsiones consumistas e irresponsables) y por un contexto social y familiar que concede poco valor al conocimiento y el debate razonado. Resulta normal que el fracaso sea mayor allí donde escasean los recursos de todo tipo y las perspectivas de progreso en la escala social son menores.

Los mismos valores de clase media de buena parte del personal docente son otra parte del problema. Tampoco este sector tiene una visión general capaz de promover ideas claras sobre qué reformas son necesarias.De un contexto como el comentado difícilmente va a salir un movimiento fuerte en defensa de la escuela pública y de respuesta frente a quienes simplemente quieren reforzar los privilegios de siempre con dinero público. Y tampoco el Gobierno tiene una actitud firme que transmitir a la ciudadanía.

Por esto no parece descabellado esperar que al final pacte mantener gran parte de los privilegios de la privada (especialmente en materia de matriculación) con el objetivo táctico de fragmentar los apoyos del PP. Y con ello se preserve el doble circuito escolar que refuerza una visión de la escuela pública de “servicios mínimos”, de depósito de aspirantes al fracaso escolar.La defensa de la escuela pública laica sólo puede hacerse desde bases sólidas. Sobre todo, sobre el modelo social y el papel de la cultura.

Sobre la voluntad de construir una sociedad básicamente igualitaria y con una ciudadanía informada y razonadora. Hoy estamos muy lejos de esta situación. La escuela se sigue percibiendo como el primer peldaño de una competición sin fin, y en la que conviene que desde el principio se elimine gente. Por esto somos incapaces de movilizar frente a la derecha y de tener ideas claras sobre qué reformas deberían aplicarse.

28 noviembre 2005

EL LAICISMO DEL PSOE

Las familias laicistas del PSOE alzan la voz

El secretario de Organización del PSOE expresó la pasada semana su enojo con la jerarquía católica con una frase lapidaria: «Los obispos quieren imponer a todo el mundo la obligatoriedad de la asignatura de Religión yel PSOE no lo va a consentirJosé Blanco, ahora muy disgustado, fue uno de los impulsores de la novedosa Coordinación de Cristianos Socialistas que gestiona Carlos García de Andoin, antiguo responsable de los laicos en la diócesis de Bilbao, entonces a las órdenes demonseñor Ricardo Blázquez.
La irritación dentro de las filas socialistas contra los prelados ha desbordado algunos límites y ha empeorado unas relaciones que parecen estar abocadas a la tensión permanente.Es cierto que el programa electoral del PSOE dedicaba muy poco espacio al tema de la Religión. Hay que mirar con lupa en las 206 páginas del texto para encontrar alguna referencia. En el capítulo dedicado a la educación, piedra angular del partido, se deja muy claro el propósito de«potenciar los valores y atender las necesidades de una escuela públicay laica» y de restablecer «el carácter voluntario y no evaluable de laenseñanza de la religión».
Son la únicas menciones, además delcompromiso de un «marco de concertación para el disfrute público del patrimonio eclesiástico», éste ya en el epígrafe de la cultura. Pese a esta ausencia en el ideario electoral, en el seno de la formación de Rodríguez Zapatero no primaba plantar cara a la Iglesia, aunque muchas de las iniciativas contempladas iban a levantar chispas entre la jerarquía católica. La corriente más pragmática del PSOE, encarnada enfiguras como las de María Teresa Fernández de la Vega, Alfredo Pérez Rubalcaba o el propio Blanco, valoran el «poder fáctico» de la Iglesia, un actor con el que hay que entenderse dada su influencia en el juego social, y es consciente de la base católica en su electorado.
Sin embargo, desde los sectores más conservadores de la Conferencia Episcopal se ha criticado al inquilino de La Moncloa por una actuaciónque entienden «sectaria» y que asemejan con la de Azaña en tiempos de la República.«Existe una persecución de lo religioso», denuncian.
La beligerancia de los obispos contra el Gobierno socialista en temas como las uniones homosexuales y la reforma educativa, una postura que en el núcleo duro del PSOE se considera «cargada de partidismo», es lo queha irritado al Ejecutivo y ha reavivado el 'alma laicista' de laf ormación que fundó Pablo Iglesias.
Pese al efecto modulador del núcleo más pragmático, los graves desencuentros de las últimas semanas han surtido de munición a los sectores más 'agresivos' contra la Iglesia, cuyo ideario cala con más profundidad en lo que supone un rearme de laidentidad socialista.¿Quiénes integran esas familias más combativas? En el reciente debate sobre la enmienda a los Presupuestos que abogaba por eliminar la financiación a la Iglesia, en el que siete parlamentarios socialistas votaron a favor o se abstuvieron, se pudo visualizar a algunos de los miembros más activos, aunque no a los más influyentes. Álvaro Cuesta es y a un clásico en la 'Armada laicista'. Desde 1993, el responsable de la Secretaría de Libertades Públicas ha defendido una enmienda contra la«sobrefinanciación» de la Iglesia, aunque sin ningún éxito. El diputado sostiene que su posición parte de un planteamiento «de desarrollo constitucional, no anticlerical» contra lo que considera una«discriminación al resto de las decisiones».
Preconstitucional Victorino Mayoral, otro de los parlamentarios 'rebeldes', representa al PSOE en el Intergrupo por el Laicismo del Congreso y dirige la Liga Española de la Educación y la Cultura Popular. El diputado cacereño preside, también, la Fundación Educativa y Asistencial Cives -fue creada en 1996-, una organización como la Liga, que propicia el conocimiento yla difusión de los principios de la laicidad, e impulsa una plataforma ciudadana por una sociedad laica.
Consideran que la población española se identifica, en su mayoría, con un proceso de secularización y pluralismo moral y religioso, por lo que rechazan el mismo rango de la Religión con otras asignaturas y abogan por denunciar los acuerdosI glesia-Estado «por su carácter preconstitucional que otorga posiciones de privilegio».
Aurora Ruiz es otra destacada personalidad que milita en favor del'humanismo laico', en línea con el ideal pedagógico de los maestros dela Institución Libre de Enseñanza. Ex-consejera de Educación en la Comunidad de Madrid, dirige el Colectivo Lorenzo Luzuriaga, constituido en 1998 en memoria del que fuera un destacado pedagogo manchego -con sangre navarra en sus venas-, que tuvo exiliarse en 1936. La actuaciónde este colectivo se enmarca en el ámbito de estudios de la UGT y tiene su sede en Madrid, en la Escuela Julián Besteiro.
En la Universidad Carlos III también se produce un volumen importante deiniciativas laicistas. El rector de la institución académica, antiguo vaticanista en tiempos de la Transición -fue propuesto para dirigir Justicia y Paz en sustitución del democristiano Joaquín Ruiz Giménez- ha endurecido su posición frente a la jerarquía, a la que acusa de trabajar para mantener sus privilegios.
Gregorio Peces Barba, catedrático de Filosofía del Derecho y en la actualidad Alto Comisionado para lasVíctimas, matiza que no se trata de que se la quiera encerrar en las sacristías, pero arremete contra la Iglesia-institución haciendo suyo un discurso de Víctor Hugo, quien, en enero de 1850, atacaba a quien«quiere enclaustrar el pensamiento en el dogma».En la órbita de Peces Barba, miembro destacado en el 'comité denotables' que asesoran a Zapatero, se mueve un grupo de personas, de sólida preparación intelectual y marcada militancia laicista.
Su 'número dos', en el cargo de vicerrectora, fue la actual ministra de Educación, María Jesús San Segundo, quien, sin embargo, ha tenido un papel secundario a la hora de negociar la reforma educativa. En la Carlos III funciona una Cátedra de Laicidad y Libertades Públicas, que dirige Dionisio Llamazares, director de Asuntos Religiosos en tiempos de Felipe González.
El catedrático de Derecho Eclesiástico es un militante activo contra una Iglesia que pretende «imponer su moral» a todos los ciudadanos.Todos ellos son nombres habituales en foros que abordan el tema dellaicismo, sobre todo en el ámbito de la enseñanza, su niña mimada. Elprograma para estar en la calle es permanente. Este fin de semana se ha celebrado en Madrid un congreso sobre el Año Europeo de la Ciudadanía através de la Educación, con un comité científico en el que figuran Peces Barba y Llamazares.
El próximo 15 de diciembre se presenta en lacapital de España el libro '¿Qué es el laicismo?', de Luis María Cifuentes, director de la Fundación Cives. La relación es muy directa con el colectivo Europa Laica, cuyo presidente de Honor es Gonzalo Puente Ojea, ex embajador español en el Vaticano. Estos días en los queRicardo Blázquez reivindica el 'espíritu de la Transición' para volveral diálogo institucional entre el Gobierno y la Iglesia, intelectualessocialistas añoran a una jerarquía que favoreció el advenimiento del nuevo régimen político en 1977, «sin comprometerse unilateralmente conningún partido».
¿El 'espíritu de Tarancón', que en su famosa homilía en l os Jerónimos ante el Rey, en noviembre de 1975, reafirmó la libertad y responsabilidad exclusiva del Estado? Lo recordaba no hace mucho tiemposu 'albacea intelectual', el padre Martín Patino, presidente de laFundación Encuentro, al defender los 'rasgos constitucionales' de la laicidad.


15 noviembre 2005

Revisión urgente del Concordato entre el Estado Español y la Santa Sede

Carta dirigida al Gobierno Central de España

1. Exigimos la finalización de la financianciación de la Iglesia a costa de los presupuestos generales del Estado.La Iglesia, al igual que el resto de organizaciones religiosas, debe lograr por sí misma los recursos suficientes para la atención de sus necesidades. Reclamamos también la normalización de las aportaciones tributarias a las arcas del Estado por parte de la Iglesia y sus empleados.

2. Exigimos la revisión de la enseñanza de Religión. Si se imparte la asignatura de religión como parte del curriculum, esta ha de ser religión como hecho histórico- cultural y no desde el punto de vista confesional. La decisión de contenidos será siempre responsabilidad del Estado. Los profesores deberán de tener un estatuto jurídico (acceso, cese, derechos, incluída la libertad de cátedra, y obligaciones) igual al del resto de los docentes: empleados del Estado pagados por él y sometidos a su disciplina y a su inspección. La enseñanza confesional de la religión debe corresponder siempre a las confesiones religiosas y nunca formar parte del curriculum.

3. Exigimos que los acuerdos internacionales del Estado Español se ajusten a la Constitución Española de 1978 especialmente en lo que se refiere a los artículos 14 y 27. España es un estado aconfesional donde existe la libertad de culto y los acuerdos estatales deben de estar sujetos a esa realidad constitucional. Requerimos que los acuerdos internacionales del Estado Español se ajusten a la declaración de Derechos Humanos de 1948 especialmente en lo que se refiere a los artículos 2, 18, 19, 20, 25 y 26.

Para hacer efectiva esta campaña te puedes sumar con una fima de la carta que proponen los correligionarios de Concordato.org , que pertenecen al más amplio abanico de sensibilidades sociales, políticas, culturales y religiosas y quieren vivir en un entorno basado en los principios de libertad, democracia, respeto de los derechos humanos y de las libertades fundamentales, por ese motivo realizan esta campaña

Puedes dirigirte a : http://www.concordato.org/index.php

14 noviembre 2005

L'Eglise espagnole défend le catéchisme à l'école

Espagne En appelant à une manifestation aujourd'hui à Madrid contre une réforme scolaire, l'épiscopat poursuit son bras de fer avec le gouvernement socialiste.
Diane Cambon (LE FIGARO)
[12 novembre 2005]

L'ÉGLISE ESPAGNOLE est à nouveau sur le pied de guerre. Cette fois, c'est le projet de loi sur la réforme de l'éducation nationale qui a mis le feu aux poudres au sein de la hiérarchie catholique. Soutenu par le principal parti de l'opposition, le Parti populaire (PP, droite) et par une vingtaine d'associations de parents d'élèves catholiques, l'épiscopat espagnol a appelé ses ouailles à manifester aujourd'hui dans les rues de la capitale contre la loi organique de l'éducation (LOE), présentée il y a une semaine au Parlement de Madrid par le gouvernement socialiste.
Ni les appels au dialogue lancés par l'exécutif socialiste, ni le voyage éclair au Saint-Siège de la vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega, n'ont atténué l'ire de l'Eglise. La porte-parole du gouvernement socialiste s'était rendue jeudi à Rome pour une rencontre «institutionnelle» avec le secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Angelo Sodano. Alors que la presse espagnole a assuré que ce court séjour a été planifié pour mener une tentative de conciliation avec le haut clergé, Maria Teresa Fernandez de la Vega a démenti, hier, cette version, assurant que cette visite n'était liée à «aucun thème d'actualité». La numéro deux de l'exécutif espagnol a précisé avoir eu un entretien «aimable et cordial» avec le cardinal secrétaire d'Etat du Vatican.


Matière facultative
Pour la Conférence épiscopale espagnole, la nouvelle loi sur l'éducation est une attaque en règle contre les «valeurs catholiques pour laïciser» le pays.
Dans l'oeil de mire de la haute hiérarchie catholique, figure la réforme des cours de catéchisme. A leur arrivée au pouvoir en avril 2004, les socialistes avaient bloqué, avant son entrée en vigueur, la loi sur l'éducation approuvée par leurs prédécesseurs du Parti populaire. Sous José Maria Aznar, les conservateurs avaient en effet permis un retour en force des cours de religion dans les programmes scolaires. Le catéchisme devait devenir une matière obligatoire dans les écoles, lycées et collèges publics. Ces cours de religion, dispensés par des professeurs nommés par l'épiscopat mais rémunérés par l'Etat, devaient prendre autant d'importance que les sciences naturelles ou les mathématiques. En outre, les résultats obtenus en cours de religion auraient dû être déterminants pour l'accès à l'université. Pour l'Eglise espagnole, celle loi permettait de renforcer son poids dans la société espagnole et de justifier les subventions annuelles de l'Etat de quelque 140 millions d'euros.

L'accession surprise de José Luis Zapatero au pouvoir, fervent défenseur de la laïcité, a mis fin aux espoirs de l'Eglise. Dans la nouvelle réforme, la religion reste une matière facultative. En revanche, tous les établissements publics ont l'obligation de proposer son enseignement. «Cette loi est conforme à la Constitution, laquelle stipule qu'aucune religion n'a valeur de confession d'Etat», faisait remarquer la vice-présidente du gouvernement. Approuvée en 1978, la Constitution a en effet soldé quatre décennies de régime franquiste, autoproclamé «national-catholique», pendant lequel un concordat avait été signé (en 1953, renouvelé en 1979) entre le Caudillo et le Vatican.

Un rôle social à défendre
L'Eglise entend défendre son rôle dans la société espagnole, encore très catholique. Depuis le retour des socialistes, le clergé a multiplié les initiatives pour «promouvoir dans la rue la vision chrétienne» sur certains sujets de société. Elle n'avait plus appelé ses fidèles à manifester depuis le début des années 80, lors de l'introduction du divorce et de l'avortement. En juin, une vingtaine d'évêques, revêtus de leur traditionnelle soutane, avaient défilé auprès de 166 000 personnes pour dénoncer la loi autorisant le mariage homosexuel. Malgré cet impressionnant cortège, le texte est entré en vigueur au mois d'août. L'Eglise espagnole se heurte également au gouvernement sur d'autres dossiers phares de son programme de réformes, tels que l'assouplissement du divorce ou la recherche sur l'embryon. Autant de sujets épineux sur lesquels elle reçoit l'appui du Parti populaire, dont la cote de popularité ne cesse de grimper.

05 noviembre 2005

La laicidad explicada a los niños y menos niños

Fernando Savater

En 1791, como respuesta a la proclamación por la Convención francesa de los Derechos del Hombre, el Papa Pío VI hizo pública su encíclica Quod aliquantum en la que afirmaba que "no puede imaginarse tontería mayor que tener a todos los hombres por iguales y libres". En 1832, Gregorio XVI reafirmaba esta condena sentenciando en su encíclica Mirari vos que la reivindicación de tal cosa como la "libertad de concien­cia" era un error "venenosísimo". En 1864 apareció el Syllabus en el que Pío IX conde­na­ba los principales errores de la modernidad democrática, entre ellos muy especial­men­te –dale que te pego– la libertad de conciencia.

Deseoso de no quedarse atrás en ce­lo inquisitorial, León XIII estableció en su encíclica Libertas de 1888 los males del libe­ralismo y el socialismo, epígonos indeseables de la nefasta ilustración, señalando que "no es absolutamente lícito invocar, defender, conceder una híbrida libertad de pensa­miento, de prensa, de palabra, de enseñanza o de culto, como si fuesen otros tantos dere­chos que la naturaleza ha concedido al hombre. De hecho, si verdaderamente la natura­le­za los hubiera otorgado, sería lícito recusar el dominio de Dios y la libertad humana no podría ser limitada por ley alguna". Y a Pío X le correspondió fulminar la ley france­sa de separación entre Iglesia y Estado con su encíclica Vehementer, de 1906, donde puede leerse: "Que sea necesario separar la razón del Estado de la de la Iglesia es una opinión seguramente falsa y más peligrosa que nunca. Porque limita la acción del Esta­do a la sola felicidad terrena, la cual se coloca como meta principal de la sociedad civil y descuida abiertamente, como cosa extraña al Estado, la meta última de los ciudadanos, que es la beatitud eterna preestablecida para los hombres más allá de los fines de esta breve vida".

Hubo que esperar al Concilio Vaticano II y al decreto Dignitatis humanae personae, querido por Pablo VI, para que finalmente se reconociera la libertad de con­cien­cia como una dimensión de la persona contra la cual no valen ni la razón de Estado ni la razón de la Iglesia. "¡Es una auténtica revolución!", exclamó el entonces cardenal Wojtyła.

¿Qué es la laicidad? Es el reconocimiento de la autonomía de lo político y civil respecto a lo religioso, la separación entre la esfera terrenal de aprendizajes, normas y garantías que todos debemos compartir y el ámbito íntimo (aunque públicamente exte­riorizable a título particular) de las creencias de cada cual. La liberación es mutua, por­que la política se sacude la tentación teocrática pero también las iglesias y los fieles de­jan de estar manipulados por gobernantes que tratan de ponerlos a su servicio, cosa que desde Napoleón y su Concordato con la Santa Sede no ha dejado puntualmente de ocu­rrir, así como cesan de temer persecuciones contra su culto, tristemente conocidas en mu­chos países totalitarios. Por eso no tienen fundamento los temores de cierto prelado español que hace poco alertaba ante la amenaza en nuestro país de un "Estado ateo".

Que pueda darse en algún sitio un Estado ateo sería tan raro como que apareciese un Es­tado geómetra o melancólico: pero si lo que teme monseñor es que aparezcan gobernan­tes que se inmiscuyan en cuestiones estrictamente religiosas para prohibirlas u hostigar a los creyentes, hará bien en apoyar con entusiasmo la laicidad de nuestras instituciones, que excluye precisamente tales comportamientos no menos que la sumisión de las leyes a los dictados de la Conferencia Episcopal. No sería el primer creyente y practicante re­ligioso partidario del laicismo, pues abundan hoy como también los hubo ayer: recorde­mos por ejemplo a Ferdinand Buisson, colaborador de Jules Ferry y promotor de la es­cuela laica (obtuvo el premio Nobel de la paz en 1927), que fue un ferviente protestante.

En España, algunos tienen inquina al término "laicidad" (o aún peor, "laicismo") y sostienen que nuestro país es constitucionalmente "aconfesional" –eso puede pasar– pe­ro no laico. Como ocurre con otras disputas semánticas (la que ahora rodea al término "nación", por ejemplo) lo importante es lo que cada cual espera obtener mediante un nom­bre u otro. Según lo interpretan algunos, un Estado no confesional es un Estado que no tiene una única devoción religiosa sino que tiene muchas, todas las que le pidan. Es multiconfesional, partidario de una especie de teocracia politeísta que apoya y favorece las creencias estadísticamente más representadas entre su población o más combativas en la calle. De modo que sostendrá en la escuela pública todo tipo de catecismos y san­tificará institucionalmente las fiestas de iglesias surtidas. Es una interpretación que re­sul­ta por lo menos abusiva, sobre todo en lo que respecta a la enseñanza. Como ha avi­sado Claudio Magris (en "Laicità e religione", incluido en el volumen colectivo Le ra­gioni dei laici, ed. Laterza), "en nombre del deseo de los padres de hacer estudiar a sus hijos en la escuela que se reclame de sus principios –religiosos, políticos y morales– sur­girán escuelas inspiradas por variadas charlatanerías ocultistas que cada vez se difun­den más, por sectas caprichosas e ideologías de cualquier tipo. Habrá quizá padres racis­tas, nazis o estalinistas que pretenderán educar a sus hijos –a nuestras expensas– en el culto de su Moloch o que pedirán que no se sienten junto a extranjeros...". Debe recor­dar­se que la enseñanza no es sólo un asunto que incumba al alumno y su familia, sino que tiene efectos públicos por muy privado que sea el centro en que se imparta. Una co­sa es la instrucción religiosa o ideológica que cada cual pueda dar a sus vástagos siem­pre que no vaya contra leyes y principios constitucionales, otra el contenido del temario escolar que el Estado debe garantizar con su presupuesto que se enseñe a todos los niños y adolescentes. Si en otros campos, como el mencionado de las festividades, hay que manejarse flexiblemente entre lo tradicional, lo cultural y lo legalmente instituido, en el terreno escolar hay que ser preciso estableciendo las demarcaciones y distinguiendo en­tre los centros escolares (que pueden ser públicos, concertados o privados) y la enseñan­za misma ofrecida en cualquiera de ellos, cuyo contenido de interés público debe estar siempre asegurado y garantizado para todos. En esto consiste precisamente la laicidad y no en otra cosa más oscura o temible.

Algunos partidarios a ultranza de la religión como asignatura en la escuela han iniciado una cruzada contra la enseñanza de una moral cívica o formación ciudadana. Al oírles parece que los valores de los padres, cualesquiera que sean, han de resultar sagra­dos mientras que los de la sociedad democrática no pueden explicarse sin incurrir en una manipulación de las mentes poco menos que totalitaria. Por supuesto, la objeción de que educar para la ciudadanía lleva a un adoctrinamiento neofranquista es tan profunda y digna de estudio como la de quienes aseguran que la educación sexual desemboca en la corrupción de menores. Como además ambas críticas suelen venir de las mismas per­sonas, podemos comprenderlas mejor. En cualquier caso, la actitud laica rechaza cual­quier planteamiento incontrovertible de valores políticos o sociales: el ilustrado Condor­cet llegó a decir que ni siquiera los derechos humanos pueden enseñarse como si estu­vie­sen escritos en unas tablas descendidas de los cielos. Pero es importante que en la es­cuela pública no falte la elucidación seguida de debate sobre las normas y objetivos fun­damentales que persigue nuestra convivencia democrática, precisamente porque se ba­san en legitimaciones racionales y deben someterse a consideraciones históricas. Los va­lores no dejan de serlo y de exigir respeto aunque no aspiren a un carácter absoluto ni se refuercen con castigos o premios sobrenaturales... Y es indispensable hacerlo com­pren­der.

Sin embargo, el laicismo va más allá de proponer una cierta solución a la cues­tión de las relaciones entre la Iglesia (o las iglesias) y el Estado. Es una determinada for­ma de entender la política democrática y también una doctrina de la libertad civil. Con­siste en afirmar la condición igual de todos los miembros de la sociedad, definidos ex­clu­sivamente por su capacidad similar de participar en la formación y expresión de la voluntad general y cuyas características no políticas (religiosas, étnicas, sexuales, ge­nea­lógicas, etc.) no deben ser en principio tomadas en consideración por el Estado. De modo que, en puridad, el laicismo va unido a una visión republicana del gobierno: pue­de haber repúblicas teocráticas, como la iraní, pero no hay monarquías realmente laicas (aunque no todas conviertan al monarca en cabeza de la iglesia nacional, como la ingle­sa). Y por supuesto la perspectiva laica choca con la concepción nacionalista, porque desde su punto de vista no hay nación de naciones ni Estado de pueblos sino nación de ciudadanos, iguales en derechos y obligaciones fundamentales más allá de cuál sea su lugar de nacimiento o residencia. La justificada oposición a las pretensiones de los na­cionalistas que aspiran a disgregar el país o, más frecuentemente, a ocupar dentro de él una posición de privilegio asimétrico se basa –desde el punto de vista laico– no en la amenaza que suponen para la unidad de España como entidad trascendental, sino en que implican la ruptura de la unidad y homogeneidad legal del Estado de Derecho. No es lo mismo ser culturalmente distintos que políticamente desiguales. Pues bien, quizá entre nosotros llevar el laicismo a sus últimas consecuencias tan siquiera teóricas sea asunto difícil: pero no deja de ser chocante que mientras los laicos "monárquicos" aceptan serlo por prudencia conservadora, los nacionalistas que se dicen laicos paradójica (y desde luego injustificadamente) creen representar un ímpetu progresista...

En todo caso, la época no parece favorable a la laicidad. Las novelas de más éxito tratan de evangelios apócrifos, profecías milenaristas, sábanas y sepulcros mila­gro­sos, templarios –¡muchos templarios!– y batallas de ángeles contra demonios. Vaya por Dios, con perdón: qué lata. En cuanto a la (mal) llamada alianza de civilizaciones, en cuanto se reúnen los expertos para planearla resulta que la mayoría son curas de uno u otro modelo. Francamente, si no son los clérigos lo que más me interesa de mi cultura, no alcanzo a ver por qué van a ser lo que me resulte más apasionante de las demás. A no ser, claro, que también seamos "asimétricos" en esta cuestión... Hace un par de años, coin­cidí en un debate en París con el ex secretario de la ONU Butros Gali. Sostuvo ante mi asombro la gran importancia de la astrología en el Egipto actual, que los europeos no valoramos suficientemente. Respetuosamente, señalé que la astrología es tan pintoresca como falsa en todas partes, igual en El Cairo que en Estocolmo o Caracas. Butros Gali me informó de que precisamente esa opinión constituye un prejuicio eurocéntrico. No pu­de por menos de compadecer a los africanos que dependen de la astrología mientras otros continentes apuestan por la nanotecnología o la biogenética. Quizá el primer man­damiento de la laicidad consista en romper la idolatría culturalista y fomentar el espíritu crítico respecto a las tradiciones propias y ajenas. Podría formularse con aquellas pala­bras de Santayana: "No hay tiranía peor que la de una conciencia retrógrada o fanática que oprime a un mundo que no entiende en nombre de otro mundo que es inexistente".

Fernando Savater es catedrático de Filosofía de la Universidad Complutense de Madrid.

El País, 5-11-05

30 octubre 2005

AHORA LOS OBISPOS NOS DICEN COMO DEBE SER LA LAICIDAD

Aquí les presento uno de esos sermones que los prelados españoles se dedican a endigar al persponal , dando pautas sobre la laicidad a base de isopo catecumenal, en el cual nos indica como debe ser entendido el laicismo, mejor dicho la laicidad en España.
Es el peligro que corremos en España los laicistas dejar que la pauta conceptual la marquen los obispos. Los cuales bajo el lema de que ya que no pueden disolver el movimiento laicista están aplicando el sapientísimo de unete y contamineles.

He aquí pues la prueba


Carta semanal del arzobispo Agustín García-Gasco
Laicidad sí, laicismo no
Los cristianos debemos estar preparados para saber responder desde la fe y desde la razón a las cuestiones que se plantean en nuestra época, aun cuando sepamos que son antiguos planteamientos ya superados y que se repiten de forma cíclica.
Debemos saber distinguir entre dos conceptos parecidos en la forma, pero que tienen significados radicalmente distintos. La laicidad del Estado como garantía de las libertades es algo positivo, mientras que el laicismo supone excluir la religión del ámbito público. Es imprescindible trabajar para que la laicidad no se interprete como hostilidad contra la religión. La laicidad debe ser entendida como un compromiso para garantizar a todos la posibilidad de vivir y manifestar las propias convicciones religiosas. Así lo propugna la Iglesia y así lo ha expresado en fechas recientes el Santo Padre, Benedicto XVI, preocupado por la renovación espiritual que necesita la cultura europea.
La Iglesia ha defendido desde los primeros tiempos de la evangelización cristiana que el acto de fe tiene que ser libre y personal, y que el poder político no debe presionar sobre las conciencias. Los primeros mártires supieron enfrentarse a los funcionarios imperiales que pretendían hacerles renunciar a su fe en Jesucristo.
Valencia tiene en San Vicente Mártir uno de los mejores ejemplos del mundo occidental. De igual manera, en lo que algunos han designado como el alta de los derechos humanos, los teólogos españoles de los siglos XVI y XVII se opusieron a que los indígenas en América fueran adoctrinados a la fuerza, y pusieron la libertad religiosa de la población amerindia por encima de los pretendidos derechos de conquista que en aquella época invocaba el poder de entonces.
La laicidad positiva del Estado es sinónimo de libertad para creer, lo contrario de la presión o la persecución para que se deje de creer. Benedicto XVI ha vuelto a recordar que la Iglesia señala que la dignidad de la persona y sus derechos fundamentales representan valores previos a cualquier jurisdicción estatal. ‘‘Parece legítima y provechosa –indica Benedicto XVI– una sana laicidad del Estado, en virtud de la cual las realidades temporales se rigen según normas que le son propias, a las que pertenecen también esas instancias éticas que tienen su fundamento en la existencia misma del hombre”.
La construcción de la comunidad política, la articulación del Estado de Derecho, el desarrollo del conocimiento científico, la función social del trabajo y del mercado, la solidaridad internacional, el cuidado del medio ambiente, la lucha contra la pobreza son realidades que se pueden hacer mejor o peor. En todas estas tareas, sigue considerando Benedicto XVI, ‘‘tiene seguramente una relevancia primaria ese sentido religioso con el que se expresa la apertura del ser humano a la Trascendencia’’. Las personas no estamos obligadas a vivir la vida laboral, social, cultural y política, censurados ante la posibilidad de plantearnos el sentido último de las cosas, su relación con el Bien, la Verdad y la Belleza. “Un Estado sanamente laico también tendrá que dejar lógicamente espacio en su legislación a esta dimensión espiritual del espíritu humano.’’

Resulta gravemente dañino un enfoque de la educación orientado a marginar el sentido espiritual, religioso y trascendente del ser humano. Tenemos derecho a preguntarnos por el sentido de nuestra vida y de la muerte y a conocer las respuestas que nos ofrece la dimensión religiosa. Ocultar, menospreciar, acallar el sentido de la vida que ofrece desde la libertad la religión, es un intolerable atropello contra las conciencias de los padres y de los educadores. Nadie está legitimado para imponer el silencio sobre lo esencial, ningún poder público puede transformar el rigor científico en un nuevo credo antirreligioso, nadie debe poner la voluntad política de las mayorías coyunturales por encima del derecho de los padres a decidir sobre el modo de educar a sus hijos y de mostrarles que la felicidad del ser humano no está en las cosas materiales sino en el amor al prójimo y a Dios.

Los padres y madres de familia, los educadores, los responsables académicos y toda la ciudadanía estamos implicados en la defensa de una verdadera libertad educativa. La libertad es un derecho que debemos exigir día a día, sin complejos y por todos los cauces que permite la democracia y la Constitución Española.
Con mi bendición.

21 octubre 2005

La otra cara de las Hijas de la Caridad,

Las Hijas de la Caridad de San Vicente de Paúl han sido galardonadas con el Premio Príncipe de Asturias a la Concordia 2005 por su comprometida ayuda social con los pobres y más olvidados por la sociedad. La compañía usará los 50.000 euros con los que está dotado el premio para proyectos en Eritrea, Mozambique e India, tres países en vías de desarrollo. Se trata de una institución religiosa y benéfica que trabaja en favor de la justicia, la paz y la solidaridad en todo el mundo. Pero según las últimas informaciones que han salido a la luz no todo el mundo está de acuerdo con que la actitud de las monjas sea tan solidaria como nos quieren hacer creer.

Las Hijas de la Caridad fueron las encargadas de controlar las galeras de mujeres durante el siglo XIX y varias cárceles durante el franquismo. En esta etapa no se centraron en sus virtudes sociales y caritativas, sino que más bien fueron las culpables de terribles sufrimientos para miles de mujeres españolas, según han contado sus testimonios. Los historiadores y algunas expresas del franquismo no entienden porque este galardón tan reconocido ha ido a para a las manos de este institución religiosa.

“No tengo ningún recuerdo bueno de las Hijas de la Caridad. Dirigían la cárcel de Barcelona con una falta de humanidad escalofriante”. Esta es la opinión que merecen las monjas según María Salvo i Iborra, una expresidiaria del franquismo. María fue detenida a los 21 años y condenada a 30 años de cárcel por delitos como la masonería y asegura que “sus castigos eran aleatorios, ladinos, refinados, de maltrato psicológico. Por ello, es cuando menos sorprendente que le concedan el Premio Príncipe de Asturias de la Concordia a una comunidad que actuó sin caridad, con avaricia y torturándonos psicológicamente”.

Éste es sólo uno de los testimonios pero podéis leer más en el libro escrito por Tomasa Cuevas, de 88 años y también expresidiaria, titulado Testimonio de mujeres en las cárceles franquistas, donde se relatan múltiples sucesos dentro las galerías de las cárceles custodiadas por las Hijas de la Caridad. Tomasa asegura, entre otras cosas, que “las monjas se quedaban con una parte regular del dinero que obtenían de las labores que hacían las monjas”. Son relatos de unas mujeres que fueron castigadas con la pena de la cárcel, separadas de sus familias, de sus hijos, de sus maridos…de toda su vida anterior, y las monjas las torturaban rompiéndoles las cartas y dejándolas sin ver a sus visitas según cuentan ellas mismas.

Todo esto ha levantado una gran polémica social pero a pesar de ello hoy las Hijas de la Caridad subirán a recoger su trofeo mientras las expresidiarias y víctimas de la dictadura lo verán por televisión preguntándose: ¿por qué les dan este premio después de todo lo que nos hicieron sufrir las carceleras del franquismo?

Tania Martínez(21/10/2005)

15 octubre 2005

REPUBLICAINS LAIQUES AUDOIS: Paroles d’incroyant

Katerina, Stan, ouragans, séismes… Les catastrophes naturelles sévissent dans le monde et le nombre des victimes s’étalent dans les média. Il s’y ajoute celui des famines, de ceux atteints de HIV. Cela nous interpelle du privilège d’en être écartés.

Ces sujets sont trop sérieux pour plaisanter. Loin de nous cette idée. Mais, comment ne pas nous rappeler l’activisme des créationnistes, pour qui la science ne peut pas suffire à expliquer la création du monde, et donc son évolution, sans l’intervention d’un dessein (design) intelligent.
Nous connaissons les causes scientifiques de la formation des cyclones ; de la tectonique des plaques, qui expliquent les séismes ; celles de la propagation du virus HIV du sida. Nous savons qu’il n’est pas possible d’éviter les cyclones ni les mouvements en profondeur de la terre. Nous savons qu’on peut prévenir le sida… mais qu’on préfère la morale religieuse à la prévention efficace !

Faut-il y voir une justice immanente d’un dieu châtiant les hommes (cela a été souvent dit) ? Faut-il supposer que le fameux design intelligent se fait plaisir à créer des problèmes aux populations de ces pays (déshérités ou non) ! Ce design déiste serait-il facteur de progrès ou de délabrement de l’humanité ?

Quand on veut aller au-delà de ce que les connaissances scientifiques permettent d’affirmer, il y a le risque d’avoir aussi à expliquer le pourquoi de ces catastrophes. Faut-il, comme dans le manichéisme, y voir l’action contradictoire d’un Dieu du bien et d’un dieu du mal ? Les Chaldéens, il y a des millénaires, y avaient pensé…

Que pouvons-nous devant les forces de la nature ? Aidons les populations touchées par ces fléaux !… mais ne manipulons pas leur drame pour mieux servir une position doctrinale. Faut-il donner des exemples récents où cela a bien été fait ?…

Raymond BELTRAN

07 octubre 2005

LAICISMO DE MEDIO PELO

Se sabe que la Iglesia Católica Apostólica y Romana quiere rebajar la carga conceptual y textual del término laicismo, y hasta se comprende desde su óptica que intente detener el avance de los movimientos laicistas a base de la reinterpretación y asimilación, una tanto retorcida, del término LAICISMO, a base de apostar por “LAICIDAD”, palabro tan en boga en otras esferas culturales, y que para nosotros los defensores de la separación de poderes viene a significar lo mismo uno que otro, aunque apsotemos por el castizo término de “laicismo”.

En este punto, hasta hay ciertos masones atrincherados en la corriente de la ortodoxia dogmática que representa el universo de la Gran Logia de Inglaterra en España, que hablan de la existencia de un laicismo negativo y positivo, para así poder acomodar la contradicción en que se hallan como masones, y como supuestos defensores de la libertad absoluta de conciencia.

Contradicción que se agrava aún más ante la exigencia que hacen determinadas Obediencias masónicas, de que sus miembros crean en una trascendencia representada en algunas logias como el Gran Arquitecto del Universo (GADU) y todos ellos maosnes y Obediencias luego se califican de librepensadores.

Pero esa contradicción no solo se observa s en el singular mundo de la masonería, sino que también la encontramos en el ámbito político, el cual se debate entre el quiero y no puedo, dejándose llevar por los miedos y las presiones que se han suscitado con algunos comunicados y posicionamientos, tendentes todos ellos a cargar contra la moral laicista que parece predicarse desde algunas asociaciones y que también alcanzan a un Estado, tan soberano como el nuestro.

Aunque llegados a este punto hay que recordar que en España estamos atados de pies y de manos por un Concordato, el cual fue firmado por Franco, iguales que aquellos otros que firmaron Hitler y Mussolini en su momento. Lo caul ya debiera ser motivo para que se nos caiga la cara de vergüenza, puesto que nos atrevemos a quitar las estatuas del Generalísimo y dejamos aquello que nos ata de pies y manos, como son los acuerdos firmados por el Dictador, y que la transición no se atrevió a quitar.

Esa contradicción la vemos tambien en el quehacer socialista, que se nos venden que son la encarnación del espíritu laico y republicano, y hasta hay quien a estos nuevos socialistas les acusa de masones, o al menos de tener espíritu masónico, aunque luego los hechos demuestran lo contrario
Lo cual nos viene a decir que estamos ante una aptitud laicista de medio pelo, como nos lo demuestra las actuaciones de ministros, que declaran públicamente en actos oficiales del gobierno sus adhesiones y preferencias, como lo hizo Bono en su jura, o más recientemente lo manifestó Moratinos, confesándose católico y proclive al desarrollo de buenas relaciones con la Curia, no olvidando el propio barón gallego del PSOE, el Sr. Paco Vázquez tan proximo al OPUS.

En el tema de la enseñanza vamos de igual manera, de una posición progresista volvemos de nuevo a la regresión de antaño: la religión catequizante sigue en la escuela, y es más puede parecer que es solamente el gobierno quien pliega, pero no es así, también el propio Partido Socialista, da una de cal y otra de arena, pues ha nombrado como Secretario Federal a un hombre puente entre el partido y los católicos, lo que choca con la posición de no autorizar las corrientes de opinión en el partido, y en cambio se plantea una opción de este calado desde el ámbito federal del Partido Socialista.
Ante lo caul habría que preguntarse: ¿ Qué entiende el PSOE y el propio gobierno socialista el caminar hacia posiciones laicistas…?

Todo esta panoplia nos viene al pelo, para que luego la Iglesia diga que es combatida por el gobierno, y lance a cuatro vientos que se siente perseguida.
Cuando en realidad es que está preñando de presiones al Estado español que le otorga concesiones, cada menos entendible a ojos de aquellos que optamos por el respeto la separación del Estado.
Pues vemos que la Iglesia sigue sin perder un ápice su privilegiada influencia , es más habla de un laicismo que permita la co-existencia de otras iglesias, supongo que para buscar aliados, porque está claro que no quieren que se rescinda el Concordato, incompatible con la Constitución, y porque temen que se suprima la ayuda económica que reciben del Estado.
Y así estamos un pasito palante y dos para atrás.
Vemos mucha ley progre en muchos ámbitos, que nos resultan modernísimas y avanzadísimas, cojonudo, pero luego en otras cosas más básicas como en el que estamos tratando vemos se usa un laicismo de medio pelo.

He dicho
Víctor Guerra García

01 octubre 2005

Reflexiones dominicales de un laicista


Con el nuevo siglo parece que se ha reavivado una inquietud, un pensamiento casi adormecido por la resultante de aquellos turbios tiempos de atrás, y como no, por los difíciles consensos democráticos donde la religión, y una religión en concreto, salió triunfadora una vez más, amansando almas y conciencias. De aquellas componendas estas difíciles situaciones.

Y más aún, cuando el movimiento laicista español ha conseguido medio organizarse o salir de su largo sesteo, abandonando el ámbito de las escuelas, y se ha volcado en los medios, en la calle, y en los foros se ha escuchado un clamor, no diré que general, pero en la medida de su cuantidad y cualidad, importante en el que repetía al unísono la separación de las instituciones civiles y las religiosas. Pues bien con eso seha armado la de San Valentín.

Adolecemos de toda una cultura laica, y fuertes posicionamientos ciudadanos en defensa de nuestras instituciones civiles. En ese sentido, Francia es un referente, o puedo serlo, pero debemos caminar hacia nuestro propio modelo laicista, y es imperante que así sea, porque la Iglesia Católica ha declarado su particular "fawta" al laicismo y cada vez vemos mayor intrusión y obstrucción a los nuevos modelos de sociedad y sociabilidad.

Por eso éste blog, porque quiere ser una reflexión personal desde la independencia y desde la óptica de la libertad de conciencia de hombre libre, en una sociedad presionada.Libertad que algunos quieren sesgar y segar, cosa que hoy con la globalización ya es imposible, en otras latitudes algo se ha muerto, pero en este momento florece esta pizarra cibernética con muy poca vocación de íntimo diario, sino más bien como una ventana para aquellos amigos que luchan y trabajan por la laicidad y como una gota más para la reflexión.Desea convertirse éste blog en un observatorio de la laicidad desde una óptica plural y singular, es un deseo y un objetivo.

He dicho.

Víctor Guerra

¿El laicismo francés podría ser producto de exportación?





Nota: Este artículo fue publicado en la revista francesa POUR Nº 186,.[1] en el el mes de junio del 2005.

Dicho artículo en principio estaba dirigido a los laicistas franceses que piensan que el modelo francés de laicidad puede ser implantado más allá de las fronteras de Francia. Y creo que esta tal artículo es importante pues se produce en un momento tambien muy interesante y candente, donde el tema del laicismo está en candelero.

Raymond Beltrán será desde este momento un asiduo de esta pizarra cibernética con sus reflexiones dominicales laicistas, a modo y manera de las que él mantiene en su pais natal: REPUBLICAINS LAIQUES AUDOIS

Victor Guerra



¿Cuales son los retos del laicismo en 2005?

Ciertamente diferentes de los que presidieron en 1905 a la ley de separación de las iglesias y del Estado, aunque éstos fueran fundamentales para concluir las pendencias del siglo XIX en Francia y para preparar el porvenir.

Después de la Revolución de 1789, el desarrollo de esta relación fue discontinuo en apariencia pero, sin embargo, sigue una continuidad real. El Concordato de 1801, reanudó con la plaza oficial consentida a la religión católica dentro des Estado, siguiendo el rechazo anterior, lo que constituyó una vuelta atrás. Pero el Primer Cónsul tuvo el propósito de controlar mejor los clérigos y sus acciones haciéndoles integrar el aparato del Estado.

Toda la historia del siglo XIX ha visto la oposición de una iglesia que quería mantener sus ventajas, legalizadas por el Concordato, y un poder fluctuante pero que, ya en 1830, con las leyes Guizot, y hasta los años 1880, ha estado frecuentemente en conflicto contra esta Iglesia, por el control de las escuelas primarias, de los institutos de segunda enseñanza y de la universidad.

El desenlace de estas discrepancias fue en su apogeo con las leyes de Jules Ferry, que instituyeron una Escuela pública, laica, es decir separada de la Iglesia católica, obligatoria y gratuita. El combate laico de ese siglo tenia por objeto el control de la educación de la juventud. El monarquismo militante de la jerarquía católica et de sus clérigos dio a este combate de la III Republica francesa una legitimidad anticatólica y anticlerical. Fue así una guerra escolar, pero también un combate entre Republica y Monarquía entre los húsares negros (los maestros) y los sacerdotes católicos, que recibían sueldo de la Republica, consecuencia del Concordato.

En 1901, las asociaciones salieron del marco religioso; en 1904 las congregaciones fueron sometidas a declaración y a autorización; en 1905 se declaró la separación de las iglesias y del Estado, no sobre el proyecto de Combes, contrariament a lo que se dice, pero sino sobre el de Arístides Briand. Vivimos siempre sobre un mito de una ley de 1905 de la cual no se citan más que los dos primeros artículos: tiene 44. Cada uno piensa que jamás se la tocó. Se olvida el contexto de la guerra de 1914-18.

El laicismo después de 1905
Después de 1905, la guerra que debía ser la última, la revancha sobre los alemanes, que comenzó con flores sobre los fusiles, se terminó con una victoria amarga en 1918, con el recuerdo de los sufrimientos en las trincheras, del nombre muy importante de victimas y, sobre todo de la inutilidad de esta matanza. Esta guerra condujo sacerdotes a incorporarse y a compartir combates y modos de vida con los soldados. La “Unión sagrada” se tradujo por implicación de los clérigos en la guerra y por una reivindicación de reconciliación nacional al terminar.

Olvidado el pacifismo de Jean Jaurès con la liberación de su asesino en 1919… La Cámara conservadora llamada “Azul” modifica la ley de 1905 y pone a disposición del culto católico los edificios municipales (iglesias), sin gastos ni alquileres en cambio. Todos los que habían aceptado la ley de 1905, protestantes o judíos perdían, puesto que sus asociaciones cultúrales que quedaban propietarias de sus bienes quedaron tributarias de todos los gastos de uso. Los católicos, que habían perdido los edificios, podían ahora beneficiar de su utilización sin deber atender al mantenimiento, a cargo de los propietarios (los municipios).


De esto resulta hoy en día posturas divergentes sobre esta ley de 1905. Los católicos no quieren que se toque, los protestantes y los judíos quieren una revisión. Para el culto musulmán, proclamado segunda religión de Francia, el debate está abierto, mientras llegarán los budistas… La relación con las religiones es siempre objeto de conflicto con los que niegan que uno pueda ser agnóstico o ateo, o que se pueda cambiar de creencia. El paisaje se complica con una religión que aparece tratada sin equidad en relación con las otras, que se radicaliza y que está financiada por los fundamentalistas extranjeros. Ella trata con una población joven, que vive una exclusión económica en un contexto post-colonial y que se recoge en sí en un reflejo identificatorio. Debemos tratar esa religión como las otras o admitir una excepción de financiación contraria a la ley de 1905? ¿Cual es la sinceridad de los laicistas que no lo son más que por oposición a los musulmanes?

¿Finalmente, el laicismo, en el marco europeo y mundial, queda una noción franco-francesa o puede ser exportada fuera de nos fronteras? ¿Sus valores son o no son verdaderamente universales? ¿Qué es lo que permite al laicismo de ser recibido y aceptado por todos los hombres? Si queremos justificarlo por los eventos que conocemos nosotros (o que deberíamos conocer) no tenemos ninguna oportunidad de hacerlo admitir más allá de nos fronteras. Si queremos inscribir en los textos europeos explícitamente el laicismo y nuestra definición propia de este, nuestros compañeros europeos, salvo unos pocos, rechazarán nuestra arrogancia y manifestarán su incomprensión.

Si queremos ser eficaces no deberemos contentarnos de transcribir lo que se hace en Francia. Deberemos adaptarnos al contexto exterior. Esto no significa que deberíamos renunciar a nuestro ideal laico, pero que deberíamos hacerle comprensible por los que han vivido un marco histórico diferente del nuestro. Para ser reconocidos y comprendidos en el extranjero, tenemos que salir de nuestro afrancesamiento. El pasado escolar, histórico, del siglo XIX francés, con sus avances y sus retrocesos, no tiene significación fuera de nosotros, mientras que el espíritu de la Revolución francesa y el ideal de libertad que se desparramó en el mundo en esta época son siempre vivos.

El libre albedrío de la juventud debe estar preservado, el dominio clerical sobre los jóvenes y sobre las familias debe ser limitado, la coexistencia de poblaciones de orígenes diferentes en una entidad nacional debe ser alentada, la libertad individual de conciencia debe ser fomentada dentro de la unidad nacional. La necesidad de promover una vida social común, a pesar de las diferencias, es una interrogación para nuestros interlocutores en muchos lugares.

Resurgimiento de las culturas nacionales
Si, en Francia, muchos piensan que la integración de los “indígenas” venidos de otras provincias hexagonales, como la de minoridades “alógenas”, otras veces consideradas no integrables, se ha realizado hoy e día, todos reconocen la dificultad para obtener, culturalmente y económicamente la de nuevos inmigrantes, cada día más diferentes.

Fuera de Francia, el laicismo está confrontado a las fronteras arbitrarias, consecuencia de la colonización en África, consagradas por Tratados diplomáticos que, ignorando las poblaciones concernidas, han separado las naciones culturales o étnicas entre varios Estados. Conflagraciones recientes son la consecuencia de esto. La “macedonia” de países resultando de la descomposición del imperio Austro-húngaro después de 1918, la balcanización del imperio otomano en esta época y los recortes de las fronteras siguiendo 1945 en Europa central continuarán à tener consecuencias si no hay elementos moderadores. ¿La Unión Europea puede ser este elemento?

Estas “naciones” quedan separadas en sus Estados: viven a menudo en barrios separados, en escuelas diferentes, no se frecuentan más que por excepción y están siempre prestas à se entre matar, como la ex-Yugoslavia nos lo ha mostrado. Nada las ajuntará si no es la idea, hoy hipotética quizás, de porvenir común que superará las diferencias.

Una visión laica permitiría de hacer coexistir esas comunidades a pesar de sus diferencias culturales, de sus religiones et de sus querencias pasadas. De esa manera podrían cohabitar palestinos e israelíes, griegos y turcos en Chipre, hindis y musulmanes en Pakistán, en India, en Cachemira, en Bengala, etc.

Tanto como no se separará lo que es de dominio privado (de cada persona) con la libertad de creencia y la conservación de las tradiciones culturales, de lo que es público (dominio de todos), la coexistencia será imposible entre poblaciones que se refieren a tradiciones diferentes. Esta coexistencia necesita la neutralidad de las instituciones oficiales por qué las oposiciones (a menudo infranqueables) se confundan en un crisol común, un mestizaje cultural que ligue los individuos entre ellos. Sin eso, no habrá de futuro común y el peligro es grande de la exacerbación de las diferencias.

Militantismos en Francia o fuera de ella
Hay dos militantismos complementarios que no se excluyen, pero que no deben ser confundidos: el combate laico no tiene el mismo significado en Francia y fuera de Francia. En Francia, tiene por objeto el respeto por todos de las leyes laicas, y sobre todo de su espíritu. La neutralidad de las instituciones no debe hacer excepción. Deben ser respetadas la libertad de creencia y de pensamiento de cada ciudadano y, sobre todo, la neutralidad de los órganos oficiales: los políticos elegidos de la democracia, los representantes del gobierno deben ser ejemplares para exigir el respeto de la ley. No es el caso siempre.

En Europa y en el mundo no tenemos ninguna posibilidad de imponer ni la palabra laica ni nuestros textos legislativos a propósito de laicismo. ¡Sobre todo si queremos obtener que sea ejecutado más lejos lo que no somos capaces de hacer ejecutar en casa nuestra! Para estar entendidos fuera de Francia debemos promover la capacidad de coexistir individuos diferentes, liberados de todo pensamiento oficial único, para permitirles de conservar su libre albedrío, pero de manera a poder extraer de todo esto una unidad de destino colectiva.

Podemos ayudar nos compañeros extranjeros a denunciar el imperio religioso sobre la política; ayudarles por nuestra experiencia a comprender la necesidad de conseguir una verdadera separación entre el dominio religioso, individual, y el dominio oficial, común a todos.

Podemos apoyarnos sobre el proceso de laicización de las sociedades occidentales, pero sin el apoyo de los laicistas oriundos de cada nación, no tenemos ninguna oportunidad de imponer nuestras ideas con textos que dictaríamos nosotros pero que nadie recogería para adoptarlos.

En las tradiciones comunitarias de Holanda, de Alemania y de Inglaterra, será largo el tiempo para obtenerlo. Pero la aspiración a un ideal común, que deje libre el espacio de libertad individual es inteligible par los que no son franceses. No tiene importancia si no existe en su lengua un vocablo traduciendo correctamente “laïcité”, la idea laica se abre camino cuando se explica con argumentos que permiten a los extranjeros de encontrar soluciones a sus problemas.
En los Estados Unidos, la separación hace parte integrante de la Constitución. Falta sólo de realizarla efectivamente frente a la presión social. En América latina, los fundamentalismos religiosos se oponen a los movimientos de liberación marxistas, dejando poca esperanza para las ideas laicas. En Asia, los movimientos religiosos son fuertes y dominan frecuentemente las naciones, a menudo teocráticas, cuando no cogen por encima un ateismo que dominaba antes. En África, la corrupción de los gobiernos se arregla con las religiones. Son todas éstas tierras de misión para los laicistas y para el laicismo.

Un derecho humano
Lo que hace la universalidad del laicismo no es su forma francesa, pero el valor de ejemplaridad de la neutralidad del Estado y de sus instituciones oficiales. No es tampoco la oposición entre una escuela pública y una escuela confesional, aunque la existencia de esta escuela neutra sea importante como lugar de acogida de todos los jóvenes, sin distinción.

Las democracias deben garantizar la libertad de opinión y la libertad de creencia. Estas libertades deben beneficiar a los individuos, libres de creer o no, de cambiar de creencia si lo desean, sin coacción ni prohibición oficial ni amenazas religiosas por apostasía.

El objetivo para los laicistas es de permitir de comprender mejor lo que significa “conservar las creencias en el dominio privado”, para evitar los conflictos con las de los otros. Tanto como el hecho de mantener en el dominio público solo lo que es político (vida social), porque ahí las opciones deben ser comunes y no reducirse a alternativas comunitarias.

El laicismo está ligado a los Derechos Humanos. Estos derechos exigen que las religiones no puedan dominar la vida social y que no puedan imponer sus obligaciones al conjunto social. La ley laica garantiza así las diferencias, lo mismo si éstas son religiosas. Ella respeta las religiones. Ella pide a las religiones de respetar los derechos imprescriptibles de los individuos.

Podemos “exportar” el laicismo fuera de los limites de nuestro territorio nacional, si sabemos utilizar las palabras que permitan de comprender el valor emancipador de este concepto para comunidades que tienen una historia que no es nuestra.

Raymond BELTRAN . Lacista de Carcasona (Francia)

http://www.laicite2005.org/
--------------------------------------------------------------------------------

[1] En venta al precio de 20 € al GREP 13/15 rue des Petites-Ecuries 75010 PARIS grep.pour@wanadoo.fr

La derecha cristiana o cristianos a la derecha.

Por Jorge Gómez Barata

Un prerrequisito para integrar la derecha cristiana norteamericana es ser un derechista a secas. La condición de cristiano no es necesariamente sustantiva.

Las libertades de cultos y conciencia religiosas, sumadas al carácter laico del Estado, figuran entre las grandes conquistas del progreso Las libertades de cultos y conciencia religiosos, sumados al carácter laico del Estado, figuran entre las grandes conquistas del progreso. Al liberarse de sus vínculos con las iglesias, la política incorporó la tolerancia, el pluralismo y el compromiso que forman la base de la democracia

La vida demostró que esos procesos no están definitivamente consolidados ni son irreversibles. La caída del Sha de Irán en 1979 alentó corrientes que propugnaban el establecimiento de estados teocráticos, finalmente implantados en Irán y Afganistán.

Sorprendentemente también en los Estados Unidos la religiosidad se mezcló con el poder político.

En Estados Unidos, el más religioso de los países desarrollados, históricamente la religión ha formado parte del discurso político, característica que, en las últimas décadas, se ha expresado en el ascenso a posiciones de poder de elementos ultraconservadores, que identificaron sus posiciones políticas reaccionarias con un particular enfoque religioso.

Se trata de grupos políticos ultraconservadores que han logrado vertebrar su particular interpretación de la Biblia, con el discurso conservador y neoliberal del partido Republicano, deformando la agenda de política interna, confiriendo al debate de problemas sociales como el aborto, el divorcio, la homosexualidad, incluso el racismo y la seguridad social, un contenido teológico.

Tales corrientes comenzaron a intervenir activa y directamente en la política norteamericana con Nixon, su influencia creció durante las administraciones de Reagan y ha llegado a ser escandalosa con George W. Bush.

Ahora no se trata sólo de influencias ideológicas que matizan la actuación del gobierno de turno, sino de que representantes de la derecha cristiana han copado importantes posiciones en todos los niveles del sistema político norteamericano, multiplicando sus posibilidades de influir en el nombramiento de políticos, jueces, así como en la capacidad para recaudar fondos y mover el voto hacía la derecha.

Con fidelidad digna de mejor causa, congresistas, magistrados e incluso el propio Bush devuelven el apoyo recibido. En el fondo parece tratarse de un vulgar tráfico de influencia.

Por demás, no se trata sólo de la política. El sistema docente, la prensa y la industria cultural estadounidense son invadidos por productos evangélicos de baja factura, destinados al consumo masivo: libros, música, filmes, videos, programas radiales, fiestas y espectáculos, forman parte de la labor ideológica que complementa el ascenso político de la derecha cristiana.

La nueva derecha avanza en el empeño de modificar la matriz ideológica que sustentó la sociedad norteamericana, sustituyendo sus vocaciones tradicionales por un fundamentalismo religioso que apuntala las posiciones imperiales más retrogradas.

Si en sus orígenes, Estados Unidos fascinó al mundo al inaugurar la era de la política transparente, el predominio de las instituciones y las leyes, anuló el chovinismo y las ideologías excluyentes, reivindicó los valores morales, la tolerancia y la libertad, hoy tiene perpleja a esa misma humanidad con el desborde de oscurantismo que emana, no de una fe legítimamente sentida y de la espiritualidad que hace de las religiones un elemento de la conciencia social, sino de una confusa mezcla de teología pobremente elaborada con la política extremista de un conservadurismo a todo trance.

Es difícil pensar que Estados Unidos pueda convertirse en un estado teocrático, no obstante es obvio que el fanatismo religioso tiene cada vez más influencia en sus círculos políticos.

Una antológica y muy conocida página bíblica cuenta que ciertos fariseos, aprovechando la popularidad de Jesucristo y malinterpretando su acción al expulsar a los mercaderes del templo, intentaron manipularlo, instándolo a adoptar una posición política relacionada con el cobro de impuestos, a lo que el Hijo del Hombre respondió: “Dad al César lo que es del César, y a Dios lo que es de Dios”.

La moraleja es obvia: Ningún emperador deberá intentar suplantar a Dios, ni Dios gobernará a los hombres. Los que dicen hacerlo en su nombre pecan de impostores.
30/09/05

PreNot 5648Agencia de Noticias Prensa Ecuménica
Montevideo. Uruguaywww.ecupres.com.
armailto:arasicardi@ecupres.com.ar