08 septiembre 2006

Le coup de crosse de Bertrand Delanoe,

par Aline Pailler

Même si on voulait oublier le poids que prit l´Opus Dei sous le pape Jean-Paul II ainsi que sa bienveillance envers les régimes d´extrême-droite d´Amérique du Sud, comme celui du sinistre Pinochet, la répression des Parisiens venus protester pacifiquement ce dimanche 3 septembre sur le parvis de Notre-Dame contre l´inauguration de la « place Jean Paul II » a rappelé de sinistres époques !

En effet, des Parisiens s´étaient rassemblés à l´appel d´organisations comme: L´UFAL (l'Union des Familles Laïques) Act-Up, Brigade des Clowns, Les Soeurs de la perpétuelle indulgence, les Verts, Panthères Roses...Ils ont été systématiquement chassés des lieux, arrêtés et emmenés dans des bus, molestés, insultés. Certains policiers repéraient au faciès ceux qu´ils allaient arrêter : « Tiens le mec à la chemise rose, c´est un client pour nous, on va le serrer ». Il me semble qu´il s´agit de propos homophobes, à moins que le maire de Paris ait donné des ordres pour interdire la couleur rose en-dehors du Parti Socialiste !

Porteurs de chemise rose, parapluie couleur arc en ciel et autres signes que les policiers interprétaient comme signes manifestes de l´homosexualité de la personne, étaient repoussés loin du parvis et arrêtés s´ils protestaient.

n clown professionnel, qui travaille habituellement dans ce quartier hautement touristique, a même été arrêté car pris pour un militant de la « Brigade des Clowns » !

Pour ma part, alors que, pendant les applaudissements qui accueillaient le début du discours de Bertrand Delanoé, maire de Paris, je protestais en huant (car je ne sais pas siffler), je me suis fait ceinturer, ballonner par la main puissante d´un « supplétif » de la police et traîner par deux autres hors du parvis.

N´écoutant pas mon épaule droite, ni mes côtes meurtries, je tentai deprotester contre ces brutalités. J´ai été alors à nouveau « prise en main » et menacée d´être embarquée dans le bus surchargé où la présidente de l´UFAL venait d´être brutalement conduite au motif qu´elle avait un badge sur la poitrine. Il faut dire que tout badge, tout tract même dans un sac ou t.shirt suspect (le Che par exemple) empêchait d´approcher du parvis .

Une heure avant mon arrestation musclée et totalement disproportionnée, j´ai été contrôlée sur le parvis au motif que je parlais (sans doute depuis trop longtemps) avec trois autres personnes qui se trouvaient être journalistes à « La Vie » et au « Parisien ».

J´ai alors demandé la carte de police à l´homme en civil qui nous demandait d´ouvrir nos sacs et de nous disperser (sic !). En guise de réponse à ma question légitime, l´homme ouvrit le côté gauche de sa veste coquille d´oeuf pour me montrer son arme. J´ai pris cela comme une menace et j´ai protesté en redemandant sa carte. Il m´a alors montré un talkie-walkie et j´ai encore protesté. Alors seulement, un autre homme en civil a sorti sa carte puis un second et un troisième qui venaient nous encercler. Je précise qu´à ce moment-là nous ne faisions que discuter, la journaliste de « La vie », prenait quelquesnotes et la cérémonie n´était pas encore commencée. Nous venions pourtant d´être fouillés comme tous les gens qui avaient passé le barrage. Il s´agissait bien de nous empêcher de parler et de nous impressionner alors que nous disions que nous étions journalistes !

Ces hommes en civil, pour certains armés, d´autres porteurs de talkie-walkie, n´étaient visiblement pas des policiers car incapables de sortir leur carte contrairement à leurs collègues.

Nous les avons vus arriver en renfort : une colonne d´une quarantaine d´hommes particulièrement costauds aux allures de caïds, avançant en rangs pour prendre les talkie-walkie et les consignes données par des gradés de la police, avant de se disperser dans la foule par groupe de deux ou trois.

Le recours à ces « supplétifs » pose un sérieux problème de démocratie et de sécurité pour les citoyens. La menace précise que j´ai eue comme réponse à ma demande de carte pour « accepter » d´être fouillée et tenue par le bras montre bien à quel point ils peuvent être imprévisibles, car aucun des policiers à qui j´ai fait la même demande n´a eu cette réaction d´une grande violence psychologique. Je vais donc saisir la commission de déontologie pour qu´une enquête soit menée et que la lumière soit faite sur ces pratiques et ces recrutements sauvages !

Seul point positif pour ceux qui se reconnaissent dans les principes laïques, les partisans de ce baptême du parvis de Notre Dame n´étaient pas si nombreux que prévus. Quelques religieux en tenue, quelques familles brandissant des drapeaux que l´on retrouve dans les manifestations intégristes ou d´extrême-droite, des touristes italiens, polonais, des curieux et des croyants inquiets de « voir un pays catholique menacé par l´islam qui tenait à rester catholique » (sic !).

Tout ce monde était bien protégé (de quoi, de qui?) par un déploiement impressionnant de CRS, de policiers en civil , le tout parqué derrière des barrières.

Il est évident que les catholiques n´avaient pas fait le déplacement, ce qui est assez logique quand on sait combien ce pape était contesté de son vivant pour ses positions réactionnaires notamment sur les moeurs.

Peut-être même, les catholiques progressistes, attachés à la laïcité, ont-ils pris cette décision rapide du maire de Paris comme un coup de poignard dans le dos, une manoeuvre électoraliste.

Grand regret aussi, le manque de mobilisation des partis politiques opposés à cette OPA religieuse ainsi que des grandes associations ou mouvements laïques qui feraient bien de ne pas désarmer face à la montée des revendications religieuses de plus en plus précises en Europe !

par Aline Pailler

06 septiembre 2006

Salomon souvent imité


Le jugement de Salomon est un constat d’impuissance à détecter la vérité entre deux saisines opposées. Il fait appel à l’émotion, qui susciterait la sincérité, mais oublie la capacité de persuasion de chaque plaignant pour défendre son intérêt.

Ce mythe a forgé dans notre tradition un sens de l’égalité très curieux : deux plaignantes, deux versions, l’une vraie et l’autre fausse, sont mises à égalité. C’était signe d’une grande habileté politique certes, mais de peu de sens de la justice. Pour accréditer la thèse de Salomon « roi très malin » on nous montre une issue favorable, mais quelle aurait été la suite si la prétendue mère ne s’était pas démontée ?

Faux semblant, fausse égalité. Combien souvent voyons-nous afficher deux opinions contradictoires avec cette fausse impartialité, comme si la vérité était secondaire par rapport à l’affichage qui en est fait.

Le ministre de l’E.N., annonçant l’an dernier qu’il voulait « traiter également » écoles privées et publiques, a tenu un discours digne de Salomon : des communes rurales doivent payer pour des élèves allant à des écoles privées, situées hors de leur territoire, alors qu’elles ont une école publique sur place, alors que ce choix n’est pas offert aux écoliers du public qui veulent aller ailleurs.

Depuis que la Bible existe, l’effet Salomon est ainsi utilisé. Il le sera tant que l’esprit critique ne s’exercera pour démêler le vrai du faux, au-delà des apparences. Que dirions-nous si les policiers se contentaient de remplir « la main courante » sans chercher à vérifier et si les magistrats n’enquêtaient pas ?

L’esprit critique est peut-être ce qui permet de mieux caractériser l’intelligence humaine. Dommage que la crédulité gagne trop souvent devant les apparences. Contrer cela fait partie du combat laïque.

Raymond BELTRAN

(Le 07 septembre 2006)

05 septiembre 2006

LA LAICIDAD



Permalink 03.09.06 @ 20:21:26. A

Al paso que van ocurriendo los acontecimientos y los movimientos migratorios tendremos que ir mentalizóndonos a que haya un cambio en la organización social de este país, que más pronto o más tarde el Estado tenga que tomar la opción de la Laicidad. Hasta ahora no habían surgido problemas por esta razón pero no hay que dudar que en próximas décadas los inmigrantes de hoy sean nuestros políticos del mañana y que estos colectivos aporten sus religiones y sus costumbres. Así pues, en un futuro la iglesia católica no será la única que pretenda llevarse un pedazo del pastel político/económico.


Y ahí sesrá donde se puedda realizarr la conversión de Estado aconfesional pero dominado por antiguos tratados obsoletos con la iglesia, en Estado laico y la puesta en en marcha de la separación del Estado de las instituciones religiosas. No será ni una catástrofe ni un atraso, al contrario será un paso hacie el progreso y hacia la paz entre las diferentes comunidades que conforman la una nación. La laicidad funciona si el Estado garantiza la total libertad de cultos, así como la total libeartad de expresión y de difusión del pensamiento y no da trato de favor a ninguna comunidad ni a nivel financiero ni político. El Estado no debe inmiscuirse en mantener relaciones entre las iglesias, ya que no debe reconocer a ninguna con distinciones. En el marco general de sus atribuciones políticas debe cuidar que cada una ejerza sus libertades individuales, cuidar del orden público y de la armonía social entre los ciudadanos.

A partir del momento en que el Estado considera que la religión es un asunto definitivamente privado, las iglesias no pueden reivindicar ninguna ventaja, privilegiom, o tratamiento particular, ya ún menos pretender que se le asignen estatutos oficiales exceptuando el respeto de la ley común que rige la libertad de asociación. La ética laica conduce a la justicia social: Igualdad de derechos e igualdad de oportunidadaes. Las condiciones de esta igualdad son: La educación laica, el derecho a la información y el aprendizaje de la crítica.

La laicidad está basada en la diferenciación para cada ciudadano entre la esfera pública y la esfera privada: En la privada y personal la de la libertad absoluta de conciencia donde se expresan las convicciones filosóficas, metafísicas, las creencias, las prácticas religiosas y los modos de vida comunitarios. La esfera pública, ciudadana, donde el ciudadano evoluciona social, económica, política y jurídicamente. Las reglas están claramente definidas y tienen como base los derechos humanos.

Al reconocer la igualdad en los derechos humanos, las leyes favorecen a todos por igual. Así los nacimientos, matrimonios, vida o muerte estarán regidos por leyes de igualdad y no por tendencias religiosas. La escuela laica debe, por fin, preservarse de cualquier penetración económica, confesional o ideológica. La escuela no es un lugara donde se manifiestan o enfrentan las diferencias, es un lugar donde se suspenden de común acuerdo, particularismos y condiciones de hecho.

La escuela debe desestimar cualquier forma de proselitismo. En una sociedad cada vez más multicultural, la laicidad puede enseñara a los individuos a cooperar, a encontrar las modalidades de una buena comprensión y a ayudaralos a armonizar sus diferencias.

Las ideas de la llaicidad son las únicas que pueden crear de nuevo las condiciones de paz duradera ante los nacionalismos alimentados por el odio religioso y étnico. Los propios progresos de la ciencia no pueden estar influenciados por grupos de presión sobre todo religiosos. El interés general y el respeto de la persona deben ser los únicos marcos de este progreso. La laicidad no es una cuestión del pasado, es una idea de progreso y debe ser institucional. Se funda sobre los principios humanistas forjados a lo largo de la historia ny yes la resistencia a la comodidada del pensamiento único, el pensamiento global que hace que se olvide el propio pensamiento racional y nos dominen los dogmas.

En resumen, la laicidad no es sinónimo de antireligiosidad ni de algo contrario a las religiones, no pretende eliminar ni sacrificar las creencias si no el intento de que el Estado asegure la igualdad ante las leyes y la igualdad de oportunidades entre sus ciudadanos sea cual sea su opción religiosa. Dentro de unos años este país no será tan mayoritariamente católico y tenemos que ir adaptándonos a ello.

Rosana Arques Vicente "RAVI".

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