24 octubre 2010

Tormenta sobre las Libertades

 

COMUNICADO

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De proche en proche, au pays de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, les libertés se trouvent de plus en plus menacées. Le gouvernement vient d’accumuler en quelques mois des mesures qui remettent violemment en cause les libertés démocratiques fondamentales individuelles et collectives.

La Libre Pensée avait mis en garde.

« L’interdiction de la burqa dans la rue est une mesure qui va directement à l’encontre des libertés individuelles » avait-elle prévenu. « Qu’on ne compte pas sur elle pour stigmatiser ce qui relève d’un choix individuel ; les apprentis sorciers, auxquels un anti-islamisme aussi simpliste que xénophobe sert de cri de ralliement, ont poussé à la roue dans le sens d’une stigmatisation et ils ont incité à réveiller la bête immonde dont le ventre est porteur d’autres interdits et d’autres mesures attentatoires aux libertés ».

La confirmation du pronostic de la Libre Pensée ne s’est pas fait attendre. L’expulsion des Roms et la menace de priver de la nationalité française des délinquants d’origine étrangère (notamment maghrébine) qui seraient devenus  des citoyens français depuis moins de dix ans par naturalisation sont des dispositions liberticides caractérisées.

Un autre coup majeur vient d’être porté à la vie démocratique de ce pays

Et pas n’importe où. Au sein même de l’institution républicaine et égalitaire par excellence, l’école publique. Dans ce qui était naguère considéré par toutes les forces vives de la Nation, du simple citoyen aux plus hauts responsables de l’État, comme un lieu à préserver des remous de la vie publique, le ministère de l’Intérieur vient d’introduire la police. Déjà 50 collèges dits expérimentaux se sont vu affecter un policier armé prêt à intervenir en cas de problème.

Ainsi d’un côté depuis des décennies, on a procédé en haut lieu à des contre-réformes tous azimuts visant les programmes et les horaires, on a supprimé toute une catégorie de personnels assimilés fonctionnaires, les étudiants surveillants (50 000 postes rayés d’un trait de plume), depuis l’adoption de la politique d’austérité qui ne dit pas son nom on a décidé des suppressions drastiques de postes d’enseignants (près de 40 000 en 3 ans), de l’autre côté, les autorités décident de répondre aux difficultés que leur politique génère par le recours à la matraque et à la gâchette policières.

On ne peut ignorer la mise en cause du statut des enseignants qui fragilise une profession dont l’exercice est de plus en plus compliqué, exposé, rendu vulnérable aux ingérences diverses et variées, du parent d’élève mentalement dérangé et violent à tel chef d’établissement frileux masquant les problèmes qui se posent.  Demain s’écrirait-il aujourd’hui ? Un principal dans un collège autonome, recrutant ses personnels, soucieux de rentabilité et de bonne conduite, relié aux autres collèges autonomes par la seule vertu des services de M. Hortefeux, ministre de l’lntérieur ?

Une même logique liberticide

Chasse aux femmes coupables de dissidence vestimentaire, chasse au faciès, police dans les collèges, ce qui se met en place est animé par une même logique : celle de la répression substituée à la logique des droits de l’homme et du citoyen.

La Libre Pensée appelle ses adhérents à la plus extrême vigilance. Les libertés démocratiques sont en danger. Dans ce contexte, la Libre Pensée s’associera aux initiatives qu’elle estimera utiles pour les défendre toutes, sans exception.

Paris, le 17 octobre 2010